Les obsèques de l’actrice Halima Gadji se sont tenues ce mercredi 28 janvier 2026. Le ministre de la Culture, Amadou Ba, a brièvement pris la parole, précisant que « les circonstances ne permettent pas de faire un discours ». Il a néanmoins invité chacun à prier pour elle, comme elle l’avait souhaité, et a ajouté que, selon lui, toute la presse internationale a évoqué cette perte pour le cinéma sénégalais.
Décédée à Dakar le lundi 26 janvier, à l’âge de 36 ans, elle s’est rapidement imposée dans l’univers du cinéma, marquant les esprits par la justesse et la fulgurance de son jeu, notamment dans la série « Maîtresse d’un homme marié ».
C’est à travers l’incarnation de Marème Dial que le public a découvert l’étendue de son art. Cette série en wolof, qui dépeint les complexités de la société sénégalaise, sa beauté et ses mœurs, restera comme la consécration d’une jeune comédienne au talent immense. Admirée et célébrée, elle était le visage d’un cinéma sénégalais en plein renouveau, un septième art qui a franchi les frontières de nombreux pays du continent, malgré la barrière de la langue. Son décès à seulement 36 ans n’a pas empêché de laisser une empreinte durable. Née d’un père sénégalais et d’une mère marocaine, elle incarnait une femme forte et déterminée.
Cette personnalité transparaissait dans plusieurs rôles qu’elle a eu l’occasion d’interpréter, notamment dans « Maîtresse d’un homme marié » ou « Le Futur est à nous », la première série télévisée quotidienne de Canal+ « Made in Africa », lancée en 2022. Entre sa rupture avec la maison de production Marodi, la précarité souvent observée dans le milieu des séries télévisées sénégalaises et son absence du petit écran pendant plusieurs mois entre 2021 et 2023, la carrière n’a pas été un long fleuve tranquille.