À Ziguinchor, les ponts Émile Badiane et Tobor occupent désormais le devant de l’actualité, entre inquiétude et impatience. Lors d’une visite sur ces deux ouvrages, le député responsable du territoire a une fois de plus interpellé les autorités sur les retards constatés et réclamé le démarrage effectif des travaux de réhabilitation.
ZIGUINCHOR- L’alerte s’accentue. Près du pont de Tobor et en face du pont Émile Badiane, l’élu a choisi le terrain pour rouvrir un dossier qu’il estime être une urgence pour l’ensemble de la région. « Depuis quatre ans, je ne cesse d’attirer l’attention du gouvernement sur l’état des ponts de Ziguinchor. Ces ouvrages sont incontournables. Pour accéder à la ville, il faut les emprunter, faute de quoi on se retrouve contraint par un détour long et pénible via Goudomp », a rappelé le représentant du département.
Pour lui, l’état du pont Émile Badiane mérite particulièrement l’attention. Il affirme avoir sollicité à plusieurs reprises les responsables depuis 2024 afin de connaître les mesures prévues pour sécuriser et réhabiliter ces deux infrastructures. « On nous a assuré que le dossier était en cours, que les appels d’offres avaient été lancés et que les travaux allaient démarrer. Le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, avait même évoqué le démarrage des travaux pour le 31 juillet dernier. Nous sommes aujourd’hui près d’un mois après cette échéance et, sur le terrain, rien n’a encore commencé », a-t-il déploré.
Le parlementaire n’entend plus se contenter de mots et de promesses. Selon lui, les populations veulent voir des ouvriers au travail plutôt que des cérémonies officielles. « Les habitants de Ziguinchor ne veulent plus entendre parler uniquement de pose de première pierre ou de lancement de chantiers. Ce qu’ils attendent, c’est le démarrage réel des chantiers, leur continuité et leur achèvement. Ce n’est que lorsque les travaux progresseront qu’ils pourront être rassurés », a-t-il insisté. Il appelle ainsi le gouvernement à agir avant qu’un accident plus grave ne survienne, rappelant que des incidents impliquant notamment des camions et d’autres véhicules ont été enregistrés sur ces ouvrages. « Mieux vaut prévenir que guérir. Il serait irresponsable d’attendre qu’un drame plus grave survienne pour réagir. »
Les ponts Émile Badiane et Tobor doivent être réhabilités sans délai, car la sécurité et la mobilité des populations ne peuvent plus souffrir de ces retards, a-t-il insisté. Pour lui, le compte à rebours est désormais lancé. Au-delà des engagements, les habitants de Ziguinchor espèrent désormais des actes concrets et, surtout, des travaux visibles sur les deux ponts.