Le programme du Grand transfert d’eau (GTE) va se poursuivre et les travaux de sécurisation du Lac de Guiers démarrent d’ici fin 2026. L’assurance a été donnée lundi, par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement à travers un communiqué de presse.
Le projet du Grand transfert d’eau (GTE) n’a ni été abandonné ni mis en veille. Il avance selon le planning établi et, selon le ministère, franchira avant la fin de l’année une étape tangible avec le démarrage des premiers travaux sur le terrain.
Dans un communiqué publié le lundi 26 août 2026, l’autorité tutélaire met en avant une programmation budgétaire « mieux alignée » sur le calendrier réel du projet. Elle précise par ailleurs que les ajustements opérés dans le cadre de la LFR 2026, et qui seront prolongés dans la Loi de finances initiale (LFI) 2027, « ne constituent en aucun cas un renoncement ».
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« Ils relèvent d’une gestion rigoureuse des finances publiques, qui consiste à imputer les crédits au moment où ils pourront effectivement être engagés et décaissés. Un programme de cette envergure s’appuie en effet sur une succession d’étapes à conduire avec soin », précise le document.
Le GTE, une priorité stratégique de l’État
« La programmation budgétaire a simplement été réajustée pour coller à ce calendrier de mise en œuvre, afin que chaque ressource mobilisée soit disponible au bon moment. Le GTE demeure une priorité stratégique de l’État. Les démarches de mobilisation des financements auprès des bailleurs et des investisseurs privés se poursuivent parallèlement aux procédures de revue et de validation, avec pour objectif le démarrage des travaux du transfert principal courant 2027 », affirme le ministère de Cheikh Tidiane Dieye.
Concernant le Lac de Guiers, le texte indique que les travaux de sécurisation de la ressource seront lancés d’ici fin 2026.
« Conformément aux engagements du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, les travaux de la phase amont du GTE seront bel et bien entamés avant la fin de l’année 2026. Ils visent à sécuriser le Lac de Guiers, principale source d’approvisionnement du programme », indique le communiqué.
Améliorer l’hydraulicité du Lac de Guiers
Ces interventions portent notamment sur la réhabilitation de l’ouvrage de régulation de Richard Toll, qui pilote l’alimentation du lac à partir du fleuve Sénégal via le canal de la Taouey. Elles comprennent également des travaux d’endiguement (au niveau de la CSS, de Pakh et de Bontou Bath) destinés à améliorer l’hydraulicité du plan d’eau et à accroître sa capacité de stockage.
Ces actions sont financées par la Banque mondiale. Elles garantiront, sur le long terme, la disponibilité et la qualité de la ressource en eau sur laquelle reposent le GTE, mais aussi l’agriculture et les populations de la vallée.
Pour la composante de Touba, la SONES a achevé, selon le ministère, les études de faisabilité, obtenu l’avis de non-objection du MEFP, engagé l’instruction du dossier auprès de la Direction centrale des Marchés publics (DCMP), et déposé le rapport définitif de l’Étude d’impact environnemental et social (EIES).
Le site de l’usine de traitement et les emplacements des châteaux d’eau sont identifiés et sécurisés au niveau de la ville sainte de Touba. En ce qui concerne la composante « Alimentation en eau des localités traversées », les études APS sont finalisées et couvrent 57 communes situées le long du tracé dans les régions de Louga et de Thiès.