Suite à l’accord conclu avec le Fonds monétaire international (Fmi), le Sénégal franchit une étape majeure dans le cadre du Plan de traitement de la dette. Ainsi, hier mardi 6 octobre, une séance en ligne a été organisée avec les créanciers. Les responsables de la Direction générale des financements et de la dette (Dgfd) ont assuré que le pays est en mesure de gérer de façon optimale son portefeuille et de respecter un calendrier clair pour la signature des accords et leur mise en œuvre.
Le Sénégal, via la Dgfd, a tenu, hier, mardi 6 octobre, une réunion d’information avec des créanciers externes, sous les auspices du Fonds monétaire international (Fmi). D’après une source, cet entretien a permis aux autorités de présenter aux prêteurs externes la situation économique et financière du pays, le programme de réformes et la stratégie de traitement de la dette, y compris le plan d’engagement vis-à-vis des créanciers, le calendrier et les prochaines étapes. À côté, les services du FMI ont exposé les grandes lignes de l’accord conclu au niveau des services avec les autorités concernant une nouvelle enveloppe au titre de la Facilité élargie de crédit (Fec), ainsi que les éléments liés aux politiques et cadres de prêt. Cette rencontre avec les investisseurs s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de traitement de la dette du Sénégal (Ptds).
Représenté par Babacar Touré, chef de la Dgfd, et Bassirou Sarr, le ministre du Budget, le Sénégal a réaffirmé son intention de poursuivre le traitement de sa dette conformément aux principes du Cadre commun du G20, tout en tirant les enseignements et en s’attaquant aux défis identifiés lors de cas antérieurs. Les engagements énoncés concernent le respect d’un calendrier accéléré et prévisible pour le traitement des créances, sans oublier la clarification rapide des éléments clés qui sous-tendent le Ptds, y compris l’évaluation des contributions.
Face aux créanciers extérieurs, le Sénégal a également fixé novembre 2026 comme échéance cible pour l’aboutissement des différents cadres du partenariat avec le FMI. Cela devra se traduire par l’approbation du programme par le Conseil d’administration. Dans ce cadre, une réunion est planifiée pour le mois de novembre. En décembre, l’État prévoit de signer des accords de principe avec les Comités des créanciers officiels (Occ) et le groupe ad hoc des détenteurs d’obligations. Ensuite, au début de 2027, la mise en œuvre des accords interviendra.
Au cours des travaux, le FMI, selon une source ayant pris part à cette réunion, n’a pas pris la parole de façon marquée. « Il a laissé le Sénégal exposer sa vision et revenir sur l’évolution de la dette et les mesures correctives », indique-t-elle. Du côté des investisseurs, l’exercice a été bien accueilli. Toutefois, certains créanciers bilatéraux ont appelé à un traitement sans favoritisme. À l’issue des travaux, le Sénégal a rassuré ses partenaires sur l’organisation régulière de ce type de rencontres.
Le stock de la dette extérieure est de 18 300 milliards de FCFA, dont 8 500 milliards dus aux banques de développement. La dette commerciale s’élève à 5 440 milliards de FCFA et celle bilatérale à 4 369 milliards.