Le court-métrage intitulé “Geej Amul Banxass” (En mer, sans appui), réalisé en duo par Khalifa Bâ et Ivere Hounkpatin, s’est vu décerner le premier prix lors de la septième édition du Gala international du court métrage de Saint-Louis, selon les organisateurs.
La cérémonie de clôture, organisée samedi soir dans l’enceinte de l’UFR CRAC de l’Université Gaston Berger, a été marquée par la présence du secrétaire d’État chargé de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique, Bakary Sarr.
Moment fort de l’événement, la soirée a été marquée par la remise des prix et par la projection des œuvres récompensées. Le jury a attribué le prix du meilleur court-métrage 2026 à “Geej Amul Banxass”, un film de 23 minutes qui retrace le destin de Mamadou, un adolescent de 17 ans embarquant dans une pirogue pour fuir la pression sociale.
L’œuvre aborde également selon l’APS, les rôles du marabout, de l’agent de l’État et du passeur dans ce périple migratoire.
Réagissant à cette distinction, l’acteur Pape Aly Diop s’est réjoui de cette consécration, saluant la portée du film. Les lauréats ont reçu un trophée ainsi qu’une enveloppe de 700 000 francs CFA.
En marge de la cérémonie, Bakary Sarr a salué la tenue régulière de ce gala, désormais à sa septième édition, réaffirmant l’engagement de l’État à soutenir davantage le secteur cinématographique. La soirée a également été animée par l’auteur-compositeur Ndary Diouf, surnommé la “voix d’or de Saint-Louis”, qui a offert une prestation musicale remarquée.
Plusieurs personnalités ont pris part à l’événement, dont l’adjoint au gouverneur chargé des Affaires administratives, Sidy Guissé Diongue, la directrice du Centre culturel régional, Sira Bâ Dieng, le directeur de l’UFR CRAC, Ibrahima Sarr, ainsi que le promoteur du gala, Gora Seck.
Au total, dix-neuf films étaient en compétition pour cette édition, marquée également par un hommage rendu à l’actrice Halima Gadji, figure majeure de l’audiovisuel africain disparue fin janvier dernier.