L’Iran, soutien de longue date du Hamas, a déclaré samedi soir ne pas accorder la moindre confiance à Israël, son ennemi juré, quant au respect du cessez-le-feu à Gaza, au deuxième jour de la trêve dans l’enclave palestinienne.
« Il n’y a absolument aucune confiance dans le régime sioniste », a affirmé le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, soutenant qu’« il y a eu des cessez-le-feu répétés dans le passé, dans divers lieux, notamment au Liban », qui ont été « violés » par Israël.
« Nous avertissons contre les ruses et les trahisons du régime sioniste », a-t-il ajouté à la télévision d’État, en référence à Israël, État non reconnu par le pouvoir iranien.
M. Araghchi a toutefois réaffirmé samedi le soutien de l’Iran au cessez-le-feu à Gaza.
« Nous avons toujours soutenu tout plan ou mesure susceptible de mettre fin à ces crimes contre la population de Gaza, et de mettre fin à ce génocide », a souligné le ministre iranien.
Depuis la Révolution islamique de 1979, l’Iran fait de la cause palestinienne l’un des piliers de sa politique étrangère.
L’Iran et Israël se sont affrontés militairement en juin dernier lors d’une guerre de douze jours déclenchée par une attaque surprise d’Israël contre le territoire iranien.
Des hauts gradés, des scientifiques liés au programme nucléaire iranien, ainsi que des centaines de civils ont été tués dans ce conflit qui s’est conclu par un cessez-le-feu.
Par ailleurs, le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré samedi soir que son pays avait reçu un message de la Russie indiquant qu’Israël ne souhaitait pas de nouvelle confrontation avec Téhéran.
« Il semble qu’il y a eu, il y a trois ou quatre jours, un appel téléphonique entre (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahou et (le président russe) Vladimir Poutine », a déclaré M. Araghchi.
« Netanyahou a souligné qu’il n’avait pas l’intention de reprendre la guerre avec l’Iran », a-t-il ajouté, précisant que ce message avait été transmis lors d’un compte rendu à l’ambassadeur d’Iran en Russie.