Gaza en conflit: dix pays s’engagent à reconnaître l’État palestinien à l’ONU

21 septembre 2025

Lors d’une conférence organisée ce lundi 22 septembre à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, seront évoqués «dix pays qui ont décidé» de «procéder à la reconnaissance de l’État de Palestine», a indiqué un conseiller du Président Emmanuel Macron à la presse. En dehors de la France, initiatrice de la démarche, «il s’agit de l’Andorre, de l’Australie, de la Belgique, du Canada, du Luxembourg, du Portugal, de Malte, du Royaume-Uni et de Saint-Marin», a précisé ce conseiller.

Emmanuel Macron prononcera un discours qui officialisera cette reconnaissance lundi vers 15h, heure de New York (19h TU), lors de la conférence qu’il coprésidera avec le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane. Ce dernier, «aux dernières nouvelles que nous avons, interviendra en visioconférence», a‑t‑on expliqué de source française.

Israël ne cesse de protester contre ces reconnaissances, affirmant qu’il n’y aura pas d’État palestinien et que cela récompenserait le Hamas, le mouvement islamiste palestinien qui a mené l’attaque sanglante du 7 octobre 2023 sur le sol israélien.

L’annexion de la Cisjordanie par Israël, «une ligne rouge claire», selon l’Elysée. Des responsables israéliens ont ouvertement menacé la France de représailles diplomatiques, mais aussi d’annexer la Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967. «Notre agenda est positif. Ce n’est pas un agenda de représailles et de contre-représailles. Nous faisons un effort de paix», a répondu l’Elysée à la possibilité de mesures de rétorsions israéniques.

En revanche, «l’annexion de la Cisjordanie est une ligne rouge claire», a ajouté la Présidence française. «C’est évidemment la pire violation possible des résolutions des Nations unies», a-t-elle insisté, tout en soulignant qu’elle n’avait été, à ce jour, ni «confirmée» ni «mise en œuvre». «L’essentiel est de prendre toutes les mesures possibles aujourd’hui pour préserver la solution des deux États. Évidemment, l’annexion de la Cisjordanie serait une des mesures qui compromettraient le plus gravement cette perspective», a‑t‑on encore prévenu dans l’entourage de Emmanuel Macron.

La France souhaite continuer de convaincre les Israéliens, les partenaires «qui nous sont le plus proches, historiquement et pour des raisons d’amitié intangible, indiscutable», du bien-fondé de sa démarche, a‑t‑on assuré de même source.