Entre le siège de l’UNESCO et la Tour Eiffel, en passant par Montreuil, la troisième édition du Patrimoine Gala a mis en valeur les traditions, les coiffures et les costumes du Sénégal à Paris, du 30 septembre au 10 octobre 2026. Initiée par Papis Niang et produite par Art Bi Management, cette édition a été organisée autour du thème « Nagn Déllu Saaraba ».
Le patrimoine culturel sénégalais a trouvé sa place dans la capitale française. Du siège de l’UNESCO aux rues de Paris, en passant par l’Espace Royal de Montreuil, cette troisième édition du Patrimoine Gala a célébré les traditions et l’identité sénégalaises. Ouvert en apparence le 30 septembre et clos le 10 octobre 2026, cet événement visait à rapprocher les peuples par la culture et à resserrer les liens entre la diaspora et ses racines.
Le premier temps fort a eu lieu le 30 septembre au siège de l’UNESCO, à l’occasion de l’événement « L’UNESCO au cœur des JOJ Dakar 2026 », organisé à l’initiative de la Délégation permanente du Sénégal, en partenariat avec la Grèce, à un mois des Jeux olympiques de la jeunesse. La rencontre s’est déroulée en présence du directeur général de l’UNESCO, Khaled El Enany, de la ministre de la Jeunesse et des Sports du Sénégal, Djirèye Clotilde Coly, ainsi que de l’ambassadeur et délégué permanent du Sénégal auprès de l’UNESCO, Pierre Maad Faye, et de plusieurs délégations internationales.
Le message qui a été porté lors de cette rencontre se résume en ces mots : « Saaraba rassemble, l’Afrique accueille, Dakar célèbre. »
Le 9 octobre, l’Espace Royal de Montreuil a accueilli « Ëttu Saaraba », une soirée dédiée à la culture traditionnelle sénégalaise. Présentée par Fatou Guéweul Diouf et Tarba Mbaye, elle a réuni diverses personnalités, dont l’ambassadeur du Sénégal en France, Baye Moctar Diop, ainsi que Pierre Maad Faye, et des maires, des adjoints au maire et des élus locaux.
Le lendemain, les rues de Paris ont servi de cadre à la balade « Tenkam Tenkam ». Près de la Tour Eiffel, des figures emblématiques de l’histoire et de l’imaginaire sénégalais ont été mises en lumière, notamment Lat Dior Ngoné Latyr et Maam Penda Mbaye, aux côtés d’Assia Yatabaré, présentée comme la Reine de l’Or.
Cette séquence a également été marquée par la présentation officielle de la Reine Saaraba par El Hadj Bécaye Mbaye. Selon le communiqué, cette figure emblématique aura pour mission de promouvoir « la reconnexion aux racines, la transmission du patrimoine, le dialogue interculturel, la paix et l’égalité humaine ».
La culture comme trait d’union
À travers le Patrimoine Gala, l’instigateur Papis Niang défend une vision selon laquelle la culture agit comme un levier de transmission et de rapprochement entre les peuples. « Un peuple qui connaît son patrimoine connaît une partie de sa force », affirme-t-il.
Pour les organisateurs, la rencontre entre les cultures ne doit pas s’imposer au détriment des identités. À Paris, l’événement a ainsi mis en lumière le patrimoine sénégalais comme un langage universel, capable de franchir les frontières, de relier les générations et de rapprocher la diaspora de ses origines.
Cette ambition se déploie avec SAARABA WORLD, un univers dédié au patrimoine, à la création et au dialogue interculturel. Le projet vise à offrir aux artistes, aux artisans et aux jeunes talents des opportunités de visibilité et de collaboration. Les organisateurs ambitionnent de faire du Patrimoine Gala un rendez-vous annuel, international et durable.
Après cette étape parisienne, le Patrimoine Gala prévoit de poursuivre son rayonnement à l’international. Le prochain rendez-vous est annoncé pour 2027, en Angleterre et aux États-Unis, avec l’objectif de renforcer les échanges avec les diasporas et de donner davantage d’ampleur à SAARABA WORLD.