Lors du troisième panel de la rentrée numérique Gaïndé 2000, le 8 septembre 2026, sous l’intitulé « Quelles menaces et quelles opportunités présente l’émergence de l’intelligence artificielle pour les États, les économies et les sociétés », l’objectif était de proposer une lecture équilibrée des effets de l’intelligence artificielle sur les États, les économies et les sociétés africaines.
Au fil des débats, les intervenants ont interrogé les risques liés à la dépendance technologique, à la protection des données et aux bouleversements du marché du travail, tout en mettant en lumière les opportunités offertes par l’intelligence artificielle en matière de performance administrative, de compétitivité économique et d’appui à la prise de décision.
En répondant à la question « Est-ce que l’État du Sénégal est aujourd’hui prêt à vivre cette révolution et surtout à accélérer son rythme ? », M. Sow, directeur des opérations de l’ARCOP (Autorité de régulation de la commande publique), affirme : « Pour nous, l’État n’est pas une technologie, mais une question de transformation de l’État, une augmentation de la productivité. »
Il a toutefois identifié certains garde-fous essentiels pour un usage sûr de l’IA : « La souveraineté consiste à s’assurer que ce que nous faisons est correctement encadré, que les données sont localisées ou stockées de manière sécurisée, et gérées dans des conditions sûres. »
Pour limiter les risques liés à l’émergence de l’intelligence artificielle, M. Sow préconise que « l’État intervienne pour encadrer tout ce qui a trait à l’IA ».
Dans le même panel, l’ultime intervenant de cette première journée, Ibrahima Nour Eddine Diagne, administrateur général de Gaïndé 2000, a offert son regard sur le phénomène.
Selon lui, le danger le plus majeur réside dans l’emploi. Il rappelle que « toutes les sociétés de services évoluent dans des contextes où l’on parlait autrefois de main-d’œuvre, puis de personnel, ensuite de ressources humaines, et aujourd’hui de capital humain. Or, l’arrivée de l’IA peut remplacer de nombreuses fonctions, les optimiser, les accélérer, ou les voir disparaître ».
À l’approche de la deuxième journée de ce rendez-vous, les échanges ont principalement tourné autour des moyens par lesquels l’Afrique peut relever le défi du développement en s’appuyant sur le numérique.