Le 16 octobre 2026, six diplômés de l’ISEP de Bignona se sont vu attribuer des financements destinés à leurs projets, qui proposent des solutions d’approvisionnement en matières premières et d’emballage pour les Petites et Moyennes Entreprises (PME) œuvrant dans l’agroalimentaire de la région de Ziguinchor.
À Bignona, l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (ISEP) de Bignona et le Groupe d’initiatives pour un développement intégré (Gindi) ont procédé, ce même jour, à la remise symbolique de chèques d’accompagnement à six jeunes entrepreneurs diplômés de l’établissement. Chaque bénéficiaire bénéficie d’un soutien dépassant les trois millions de F CFA, dans le cadre du projet Gindi-Fef (Fonds Équipe France), mené en partenariat avec les ISEP de Richard-Toll et de Bignona et financé par l’ambassade de France. La sélection des six promoteurs s’est faite à l’issue d’une compétition entre les ISEP. Leurs projets visent à apporter des solutions concrètes aux besoins des PME du secteur agroalimentaire. « Nous attendons que ces initiatives évoluent jusqu’à permettre le recrutement de jeunes issus des ISEP et de la région », a indiqué Maguette Diallo, directrice exécutive de Gindi. Du point de vue de l’ambassade de France, il est crucial d’appuyer les jeunes dans les principaux pôles d’emploi d’Afrique de l’Ouest. « Il est important de soutenir la formation de ressources humaines compétentes pour le secteur agricole et agroalimentaire afin de bâtir des filières locales, de créer des emplois sur place et de réduire les importations de produits alimentaires », a mentionné Sébastien, attaché de coopération en agriculture à l’ambassade de France au Sénégal.
Maïmouna Sambou, présidente du GIE Casa Écologie, actif dans la transformation et la commercialisation de produits forestiers non ligneux et de produits horticoles, se félicite de l’initiative Gindi-Fef. Elle invite les jeunes à s’impliquer pour relever le défi de l’approvisionnement des PME agroalimentaires en matières premières et en produits d’emballage dans la région. « Nous sommes prêtes à collaborer avec ces jeunes porteurs de projets qui devront assurer la relève, car nous prenons de l’âge. Ainsi, nos projets ne seront pas voués à l’échec dans dix ou vingt ans », espère Mme Diédhiou. Selon elle, les projets retenus répondent bien aux préoccupations des PME. « Il existe des difficultés liées aux emballages et à l’approvisionnement. Donc, si des jeunes proposent des solutions, c’est une source de joie pour nous », a-t-elle ajouté. À l’image de ses pairs, Aminata Sandrine Diémé, promotrice de Sandrine agroéquipement, envisage de mettre à disposition de petites machines et équipements agroalimentaires pour les PME. « C’est pour leur simplifier le travail, mais aussi pour améliorer leur productivité », explique la jeune entrepreneure.