Lors d’une séance de communication officielle, hier, à Dakar, la porte-parole du gouvernement a dévoilé un plan de financement ambitieux destiné à soutenir les filières stratégiques. Cette enveloppe, entièrement déployée sous forme de subventions, a pour objectif de renforcer l’autonomie productive du Sénégal face aux défis alimentaires.
La séance de presse mensuelle du gouvernement s’est tenue hier à Dakar. Animée par Marie Rose Khady Fatou Faye, elle a offert le cadre à la communication d’un engagement financier important. Un chiffre témoigne de l’ampleur de l’effort : 130 milliards de FCfa. Cette enveloppe, entièrement allouée sous forme de subventions, sert de base à un plan d’actions visant à soutenir la production agricole du pays pour la campagne en cours.
Selon la porte-parole, cette démarche globale et concertée illustre la détermination des autorités à « préserver les revenus des producteurs et assurer un approvisionnement régulier des marchés nationaux ». Cette enveloppe est décomposée entre plusieurs postes essentiels, traduisant une logique d’intervention systémique.
Près de 44,9 milliards de FCfa sont destinés aux semences, couvrant les filières arachide, céréales, pomme de terre et autres cultures vivrières. Les engrais minéraux reçoivent 64,96 milliards de FCfa, soulignant l’importance accordée à la fertilité des sols et à la productivité.
La mécanisation, les équipements et les services agricoles accèdent à 13 milliards de FCfa, tandis que les protections phytosanitaires obtiennent 2,52 milliards de FCfa. Des cultures phares comme le coton et la banane reçoivent 5,5 milliards de FCfa, et des postes tels que l’appui-conseil, les volontaires agricoles et les assurances agricoles complètent le budget avec respectivement 2,1 milliards et 1,3 milliard de FCfa.
Cette répartition, présentée comme le résultat d’une étude préalable approfondie, vise à couvrir l’ensemble des chaînes de valeur, des semences jusqu’à la commercialisation. Elle s’inscrit dans une mobilisation financière plus large évoquée pendant la conférence, pouvant dépasser les 400 milliards de FCfa, en intégrant d’autres instruments financiers.
Cependant, les 130 milliards de subventions constituent le levier direct et immédiat pour « assurer la pérennité de la production », a souligné Marie Rose Faye. Cette importante mobilisation financière accompagne et rend réalisables les mesures sectorielles présentées par les ministres en charge de l’Agriculture et du Commerce, esquissant les contours d’une politique publique résolument orientée vers la réduction de la dépendance aux importations.