La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) a officiellement déclaré son intention de contester les décisions du jury disciplinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF), les jugeant trop clémentes à l’aune de la gravité des incidents qui ont marqué la finale Sénégal-Maroc.
Le conflit entre la FRMF et les instances disciplinaires de la CAF entre dans une nouvelle phase. Par le biais d’un communiqué publié ce 3 février 2026, l’instance dirigeante du football marocain confirme son intention d’interjeter appel des sanctions récemment rendues publiques par la CAF.
Rappel des faits
Les faits remontent au 18 janvier 2026, lors de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Le match entre le Sénégal et le Maroc a été marqué par des incidents majeurs, parmi lesquels le retrait prématuré des Lions de la Teranga, des vols de serviettes et des échauffourées dans les tribunes. À l’issue de la rencontre, le Sénégal s’impose grâce à un but de Pape Gueye survenu pendant la prolongation, marquant ainsi la deuxième CAN remportée par les Lions de la Teranga.
Des sanctions jugées « non-conformes »
Du côté marocain, cela ne suffit pas. La FRMF est d’avis que les sanctions prononcées ne reflètent pas fidèlement la réalité sur le terrain. Dans son communiqué, la fédération évoque une « non-conformité de ces sanctions avec l’ampleur et la gravité des incidents ».
Le président de la FRMF a d’ailleurs adressé une lettre officielle à son homologue de la CAF pour réaffirmer cette position. Il appelle l’instance à veiller à l’application rigoureuse des règlements afin de préserver l’intégrité du football africain.
Quelle suite pour la procédure ?
En faisant appel, la FRMF suspend l’application définitive des premières décisions et porte l’affaire devant une instance supérieure de la CAF. Ce recours juridique vise à obtenir des sanctions plus lourdes, à la hauteur des préjudices subis. Pour rappel, la Fédération Sénégalaise de Football a pris acte des décisions de la CAF et a décidé de ne pas interjeter appel.