Les États-Unis ont franchi un cap majeur dans le durcissement de leur politique migratoire. À compter du 21 janvier, l’administration américaine a décidé de suspendre le traitement des visas d’immigration permanente pour 75 pays à travers le monde, dont 26 en Afrique.
Le Sénégal figure sur cette liste, aux côtés notamment de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Nigeria, du Ghana, de l’Éthiopie ou encore de la Tunisie. Cette mesure vise les visas permettant de s’établir durablement sur le sol américain, notamment dans le cadre du regroupement familial ou de projets de vie à long terme.
Contrairement aux visas touristiques, cette mesure cible les visas dits « longs », qui autorisent notamment le regroupement familial ou l’accès à l’emploi sur le territoire américain. Selon Washington, cette suspension doit donner aux autorités le temps de revoir en profondeur l’ensemble du processus d’octroi de ces titres de séjour.
Dans un communiqué daté du 7 janvier, le Département d’État des États-Unis affirme que les ressortissants des pays concernés, déjà installés aux États-Unis, perçoivent des aides sociales à des « niveaux inacceptables ».
Pour l’ancien président, les immigrés doivent désormais être « financièrement autonomes » et ne pas « constituer une charge pour les Américains ». L’administration a donc lancé une révision complète de l’Immigration and Nationality Act, le texte qui encadre les règles d’obtention des visas d’immigration.