Les travaux de la 32e Assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) ont démarré ce lundi à Dakar, sous l’égide du président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, et en présence du président de l’APF, Hilarion Etong.
Cette rencontre de haut niveau réunit des responsables d’institutions parlementaires, des députés et des délégations venues de l’espace francophone africain autour des enjeux politiques, démocratiques et sécuritaires auxquels le continent est confronté.
Dans son allocution d’ouverture, El Malick Ndiaye a défendu une vision d’une souveraineté africaine « assumaée », reposant sur des Parlements forts capables de jouer un rôle central dans la sécurité collective, le contrôle démocratique et la transformation économique des États.
Le président de l’Assemblée nationale sénégalaise a aussi appelé à repenser la Francophonie comme un espace de coopération souveraine et de solidarité politique entre les peuples africains qui partagent la langue française.
En abordant les crises sécuritaires dans le Sahel, les recompositions géopolitiques mondiales et les tensions au Proche et au Moyen-Orient, il a invité les Parlements africains à construire des réponses concertées face aux défis contemporains.
Revenant sur la situation politique du Sénégal, El Malick Ndiaye a présenté l’alternance intervenue en mars 2024, marquée par la présidence de Bassirou Diomaye Faye et par un gouvernement dirigé par Ousmane Sonko, comme l’illustration de la possibilité de conduire des changements politiques profonds dans le cadre du respect des institutions républicaines.
Évoquant la récente seconde délibération parlementaire sur un texte déjà adopté, il a estimé que cette séquence traduisait le fonctionnement normal des équilibres institutionnels ainsi qu’une « maturité républicaine » fondée sur le respect des procédures démocratiques.
Le président de l’Assemblée nationale a enfin plaidé pour une diplomatie parlementaire africaine « plus offensive », appelant à la mise en place de mécanismes concrets de coopération entre Parlements francophones, notamment dans les domaines de la sécurité humaine, des échanges administratifs et de la fiscalité des industries extractives.