L’année 2026 s’ouvre sur le lancement du XVᵉ Plan quinquennal de la Chine. Dans un contexte international complexe, l’économie chinoise progresse avec une certaine résilience et se distingue par trois qualités maîtresses : stabilité, esprit d’innovation et vitalité.
Premièrement, les assises de la stabilité économique continuent de se renforcer. En 2025, le produit intérieur brut (PIB) chinois dépasse les 140 000 milliards de yuans (environ 20 840 milliards de USD), ce qui équivaut à la somme des économies classées du troisième au septième rang mondial. Au cours des trois premiers trimestres de 2026, le PIB franchit le cap des 107 000 milliards de yuans (environ 15 920 milliards de USD), affichant une hausse de 4,6 % sur un an — soit une progression de 5 700 milliards de yuans (environ 850 milliards de USD), la plus marquée pour cette période au cours des cinq dernières années. Cette dynamique illustre une croissance robuste et une vitalité indéniable.
Deuxièmement, la force motrice de l’innovation s’affirme avec vigueur. Les secteurs émergents — fabrication de pointe, économie numérique et intelligente, services modernes — ont contribué à plus de 40 % à la croissance enregistrée durant les trois premiers trimestres. La production d’imprimantes 3D a progressé de 62,5 %, celle des batteries lithium‑ion de 39,5 % et celle des robots industriels de 29,1 %. L’expansion des applications d’intelligence artificielle stimule l’investissement et l’élargissement des chaînes industrielles. Le soutien offert par ces dynamiques nouvelles à la croissance passe ainsi d’initiatives locales à une présence généralisée sur l’ensemble du territoire.
Troisièmement, le dynamisme de l’économie rayonne davantage. Le vaste marché chinois, qui compte plus de 1,4 milliard d’habitants, demeure particulièrement actif : plus de 550 millions de colis sont livrés chaque jour, soit davantage que dans l’ensemble des autres pays réunis. La consommation de services, la consommation axée sur la durabilité et les nouveaux modes de dépense apportent de nombreuses lueurs. Au cours des trois premiers trimestres, la demande intérieure a contribué à 74,8 % de la croissance. Fin juillet, la puissance installée des centrales photovoltaïques atteignait 1 286 millions de kilowatts, dépassant pour la première fois celle des centrales à charbon. En 2026, les ventes de véhicules particuliers à énergie nouvelle ont dépassé 7,7 millions d’unités. Les lunettes connectées, montres intelligentes, bracelets de santé et autres dispositifs portables se généralisent, attestant du potentiel croissant d’un marché national de grande envergure.
Si de nombreux observateurs s’émerveillent du miracle économique chinois, d’autres scrutent la Chine à travers des lunettes déformantes et propagent des récits partisans évoquant les « subventions industrielles » ou la « manipulation des changes », dans le but de semer le doute et de brouiller les distinctions entre le vrai et le faux. Or, répéter une fausse information mille fois ne la transforme pas en vérité : aucun pays ne peut assurer un développement durable en empruntant des raccourcis. Au cours des cinq dernières années, l’économie chinoise a crû en moyenne de 5,4 % et a contribué à hauteur d’environ 30 % à la croissance mondiale. Aujourd’hui, la Chine est le deuxième marché de consommation et le deuxième marché d’importation au monde, ainsi que le premier marché de détail en ligne. Elle demeure la principale destination d’exportation pour près de 80 pays et un partenaire commercial majeur pour plus de 160 pays et régions.
Face aux difficultés du développement mondial, la Chine agit comme moteur principal du développement des pays du Sud. Selon Standard & Poor’s, les importations chinoises en provenance des pays du Sud ont plus que doublé au cours de la dernière décennie, atteignant 1 000 milliards de dollars — soit six fois plus que les importations en provenance des États‑Unis et quatre fois plus qu’en provenance de l’Europe occidentale. Une étude d’Oxford Economics souligne que près de la moitié des exportations chinoises consistent en biens intermédiaires, qui alimentent les chaînes de production d’autres pays et constituent autant de « pièces détachées » pour le développement du Sud.
Face à la montée de l’unilatéralisme, la Chine ouvre davantage son économie à un niveau soutenu. Depuis le 1ᵉʳ mai 2026, elle applique un traitement de zéro droit de douane à 53 États africains ayant des relations diplomatiques avec elle, portant à 63 le nombre total de pays bénéficiaires. Sur les trois premiers trimestres, les importations en provenance de ces pays s’établissaient à 867,53 milliards de yuans (environ 129,11 milliards de USD), en hausse de 15,3 %. Les importations d’arachides décortiquées du Sénégal ont augmenté de plus de 240 %, et celles d’huile d’arachide vierge de plus de 600 % — des résultats qui soutiennent directement l’emploi local et le développement des industries de transformation.
Face au fossé numérique dans le domaine de l’intelligence artificielle, la Chine agit pour renforcer les capacités des pays du Sud. Des modèles de grande taille tels que DeepSeek, Doubao et Kimi abaissent de manière significative les obstacles et les coûts d’accès aux technologies d’IA. En juillet, le Sénégal est devenu le premier à rejoindre l’Organisation mondiale de coopération sur l’intelligence artificielle en tant que membre fondateur. Aux côtés de la Chine, il adhère aux principes visant à placer l’être humain au cœur, à promouvoir la justice et le bien commun, afin de bâtir un système de gouvernance mondiale de l’IA juste et équitable.
Le 5ᵉ Plénum du 20ᵉ Comité central du Parti communiste chinois a tracé la voie pour poursuivre avec détermination l’auto‑réforme intégrale et rigoureuse du Parti — une étape majeure pour promouvoir une modernisation à la chinoise, construire une grande nation moderne et assurer le renouveau de la nation.
Dans le cadre du XVᵉ Plan quinquennal, cette étape apportera une impulsion renouvelée pour renforcer la confiance politique mutuelle, approfondir la coopération pragmatique et enrichir les échanges entre les peuples, et élever les relations de partenariat stratégique global entre la Chine et le Sénégal à un niveau supérieur.