L’Association des juristes sénégalaises (AJS) vient d’obtenir le statut d’observateur auprès de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP). Cette reconnaissance, annoncée lors de la 89ᵉ session de l’institution qui se tient du 12 au 21 octobre 2026, à Dakar, marque une nouvelle étape dans l’engagement de l’organisation en faveur de la promotion et de la protection des droits humains, notamment ceux des femmes et des enfants.
Cette reconnaissance sanctionne des années d’efforts de plaidoyer et d’action. Dans un communiqué, la présidente de l’AJS, Aminata Fall Niang, a annoncé la nouvelle, la qualifiant d’une excellente nouvelle pour l’association et ses partenaires.
Ce statut ouvre de nouvelles perspectives pour l’organisation, qui compte renforcer sa présence dans les espaces de dialogue et de décision dédiés aux droits humains. Selon le communiqué, cette reconnaissance permettra à l’AJS de « faire davantage entendre sa voix dans les espaces de décision et de dialogue, au Sénégal, à l’échelle du continent et sur la scène internationale ».
Au-delà de cette visibilité accrue, l’association souhaite consolider ses actions de plaidoyer en faveur des droits des femmes et des enfants. L’obtention de ce statut constitue ainsi un levier supplémentaire pour porter ses préoccupations auprès des instances africaines chargées de la protection des droits humains.
Dans son message, Aminata Fall Niang a également exprimé sa gratitude envers Avocats sans frontières Canada (ASFC), partenaire de l’association, pour son accompagnement tout au long du processus.
Si cette reconnaissance est présentée comme une victoire collective, elle implique également de nouvelles responsabilités pour l’organisation. « Cette victoire est la nôtre, mais elle s’accompagne aussi d’une responsabilité supplémentaire », souligne la présidente de l’AJS, qui appelle à poursuivre les efforts en faveur des droits humains, de la justice et de l’égalité.