La Fédération sénégalaise de lutte (Fsl) a dévoilé, le 12 septembre 2026, sur la scène de l’Arène nationale, le bilan de sa première saison dans sa nouvelle architecture institutionnelle. Le rapport d’activités récapitule la période 2025-2026, marquée par le passage du Cng à la Fsl, avec 4 471 licences délivrées, 89 journées de lutte avec frappe et 70,8 millions de francs CFA au titre des droits d’organisation. Le document revient aussi sur les actions mises en œuvre, les difficultés rencontrées et les priorités définies pour la saison à venir.
À l’issue d’une première année d’existence, la nouvelle Fédération sénégalaise de lutte a dû s’adapter à de nouvelles exigences en matière de gouvernance, de transparence, de professionnalisation et de développement de la discipline. Les axes principaux ont été la lutte olympique, le beach wrestling, la lutte sans frappe et la lutte avec frappe, avec un accent particulier sur la formation, le renforcement des capacités régionales et la préparation des Jeux Olympiques de la Jeunesse « Dakar 2026 ». Au cours de la saison, la Fsl a enregistré 4 471 licences réparties comme suit : 3 179 en lutte avec frappe, 1 239 en lutte sans frappe et 53 pour la lutte olympique et le beach wrestling. Ces chiffres illustrent l’emprise importante de la lutte traditionnelle et mettent en lumière le retard des disciplines olympiques, dont le développement nécessite une détection plus large, une formation renforcée et un accompagnement soutenu des jeunes.
À Thiès et à Ziguinchor, l’organisme a multiplié les entraînements et les stages afin de rehausser le niveau technique et de préparer la relève. À Dakar, les séances tenues à l’Arène nationale ont été suspendues en janvier 2026 pour des raisons administratives, ce qui a perturbé la continuité de la préparation.
La relance de la lutte olympique figure ainsi parmi les priorités pour la prochaine saison, avec pour objectif de densifier la formation, d’élargir les mécanismes de détection et d’offrir aux athlètes des conditions de préparation améliorées.