Le Commissariat d’arrondissement de Grand-Yoff a interpellé deux individus dans le cadre d’une affaire présumée de trafic de substances psychotropes, d’exercice illégal de la profession pharmaceutique et de vente de médicaments falsifiés ou prohibés.
Cette affaire trouve son origine dans un renseignement opérationnel faisant état de l’existence d’un réseau de trafic de « Tapentadol » au sein du marché de Grand-Yoff. Le principal suspect, déjà cité dans plusieurs procédures judiciaires pour des faits similaires, aurait mis en place divers stratagèmes pour échapper aux contrôles des forces de l’ordre.
Une opération de surveillance menée le 17 septembre, entre 12 h et 18 h, aux abords de son lieu d’activité, a permis aux policiers de l’observer en train de céder illicitement des produits pharmaceutiques et psychotropes. Selon les éléments collectés, il dissimulait notamment ses stocks dans un box situé à proximité de son étal.
L’intervention, déclenchée vers 19 h, a conduit à son arrestation. Lors de la fouille corporelle, deux plaquettes ont été détectées, contenant au total 40 comprimés de Tapentadol. La perquisition de son local a ensuite permis de saisir 11 plaquettes supplémentaires, soit 110 comprimés, ainsi que divers produits pharmaceutiques, dont du Cipromed 500, de l’amoxicilline Mokcit 500 et de l’ibuprofène. Des produits destinés à des modifications morphologiques ont aussi été retrouvés. Une somme d’argent a été saisie et placée sous scellés dans le cadre de la procédure.
Le fournisseur interpellé
La poursuite des investigations a permis d’identifier et d’appréhender le fournisseur présumé, un commerçant domicilié à la Cité Millionnaire, à Grand-Yoff. Selon les enquêteurs, celui-ci aurait reconnu vendre du Tapentadol depuis environ trois mois, évoquant des difficultés financières qui expliqueraient son activité. Il aurait aussi avoué s’approvisionner sur le marché noir dakarois et proposer illégalement des produits pharmaceutiques sans posséder les qualifications requises.
Les investigations se sont également penchées sur l’origine de l’argent saisi. Le mis en cause aurait déclaré qu’une partie provenait de son activité commerciale illicite et l’autre d’une tontine, sans pouvoir toutefois communiquer la liste des participants.