Selon Alioune Diouf, responsable de la Dette publique à la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT), la dette du Sénégal est désormais entièrement transparente et en totale cohérence avec les données du Fonds monétaire international (FMI). Il a affirmé cela lors d’un entretien accordé à Reuters à New York, le 21 avril 2026.
Dans ce même entretien avec l’Agence Reuters, tenu à New York le 21 avril 2026, Alioune Diouf, qui supervise la Dette publique à la DGCPT, est revenu sur la stratégie de financement et sur le cadre de transparence entourant la gestion de la dette de l’État sénégalais.
« La DGCPT réaffirme que la crédibilité de l’engagement de l’État repose sur une politique de transparence rigoureuse et sur une modernisation constante des instruments de financement », renseigne une note du Trésor public publiée mercredi à l’issue de l’entretien.
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Concernant la réconciliation des données entre 2019 et 2024, le document indique qu’à l’issue d’audits approfondis, les statistiques relatives à la dette publique sénégalaise s’alignent désormais parfaitement sur les chiffres du FMI.
« Cette étape clé marque la fin des divergences techniques constatées en 2024 et jette les bases d’une base de données unifiée », rapporte le texte.
En matière de transparence des accords de swap prévus pour 2025 et en réponse aux questions sur les instruments financiers récents, la Direction de la Dette précise que les opérations de type Total Return Swap (TRS) entreprises en 2025 constituent des outils de gestion active.
« Intégrés aux émissions du marché régional, ces mécanismes permettent d’optimiser les coûts de financement tout en maîtrisant les risques de marché, sans exposer à des appels de marge inattendus », a-t-elle soutenu.
Renforcement du dispositif de reddition de comptes de la Direction de la Dette
Par rapport au reporting et aux standards internationaux, la Direction de la Dette affirme que le Sénégal renforce son cadre de reddition de comptes en publiant, ce mois d’avril 2026, des rapports budgétaires trimestriels et un bulletin statistique de la dette conformes aux normes de diffusion les plus exigeantes.
Pour ce qui est de la régularisation des engagements (APE), la même source indique que la conversion de prêts bancaires en titres publics (adjudications de bons ou d’obligations du Trésor) est confirmée comme une stratégie destinée à régulariser des dettes préalablement identifiées par audit, et non comme des arriérés de paiement.
Et concernant les relations entre le Sénégal et le FMI, les discussions restent actives pour aboutir à la conclusion du programme d’appui, sur la base d’un diagnostic désormais partagé et réconcilié.