Des contractuels de Sonaged réclament treize mois d’arriérés de salaire

25 août 2025

Environ 31 contractuels affiliés à la Société nationale de gestion intégrée des déchets (SONAGED), affectés à la Direction générale de l’urbanisme et de l’architecture (DGUA), ont exigé, jeudi, le versement de treize mois d’arriérés salariaux aux acteurs impliqués dans cette initiative, dénonçant une « atteinte grave aux droits des travailleurs ».

« Nous réclamons le paiement sans délai de treize mois d’arriérés de salaire des 31 agents recrutés par l’unité de coordination de la Gestion des Déchets (UCG), qui est devenue SONAGED dans le cadre du Programme d’urgence pour l’emploi et l’insertion des jeunes XËYU NDAW ÑI », a déclaré Omar Dramé, coordonnateur du collectif interministériel des agents de l’administration sénégalaise lors d’un point de presse.

Ces agents, majoritairement titulaires de diplômes supérieurs, ingénieurs et techniciens, ont été recrutés en mars 2022, mobilisés sous l’autorité de la DGUA et affectés au niveau central et dans les 14 régions du Sénégal, a-t-il rappelé.

« Ils ont été engagés sous contrat à durée déterminée (CDD) de deux ans renouvelables, avec une prise en charge salariale assurée par la SONAGED », a-t-il ajouté, précisant que l’objectif de leur recrutement était de renforcer les capacités techniques de la DGUA.

« Les salaires des contractuels ont été versés régulièrement de mars 2022 à mars 2024. Cependant, depuis juillet 2024, le paiement des salaires a été suspendu sans préavis ni explication, alors même que le programme XËYU NDAW ÑI demeure actif dans d’autres directions du ministère de l’Urbanisme, où ils continuent d’être rémunérés normalement », a expliqué M. Dramé.

Selon lui, de nombreuses démarches ont été entreprises sans obtenir de solution auprès des autorités compétentes, notamment auprès des directeurs de la DGUA, de la SONAGED, ainsi qu’auprès des responsables du ministère de l’Urbanisme.

« Aujourd’hui, cette situation a plongé ces agents contractuels dans une précarité extrême, avec des conséquences sociales graves telles qu’une incapacité à subvenir aux besoins familiaux, des dettes, des arriérés de loyers, la déscolarisation des enfants, des troubles psychologiques, etc. », a déploré Dramé.

Le collectif des agents de la SONAGED mis à disposition de la Direction générale de l’urbanisme et de l’architecture (DGUA) n’écarte pas d’organiser à l’avenir des marches pacifiques, voire une grève de la faim, afin de faire valoir leur dignité et d’obtenir réparation.