Au sein du service intégré de la maternité de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba, les visites de routine mettent en lumière des lésions précancéreuses chez un tiers des patientes, entre 15 et 20 %. Selon le médecin-gynécologue et chef du service, le docteur Basile Biavogi, entre 4 et 6 % des femmes consultées présentent des cancers déjà confirmés, parfois découverts par hasard. Il s’exprimait lors d’une journée de dépistage gratuit organisée par l’établissement, le 22 octobre dernier.
Le jeudi 22 octobre 2026, de nombreuses femmes ont répondu à l’invitation du Centre hospitalier national Matlaboul Fawzeyni de Touba, qui organisait une journée gratuite de dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus. Bien que l’établissement ne dispose pas d’un service dédié au traitement du cancer, des lésions précancéreuses sont fréquemment détectées au sein de la maternité, a indiqué le chef de service, le docteur Basile Biavogi.
Selon lui, les visites de routine permettent d’identifier des lésions précancéreuses chez 15 à 20 % des femmes examinées. Ces lésions doivent être prises en charge avant de pouvoir évoluer vers un cancer. Néanmoins, le gynécologue souligne que les consultations quotidiennes révèlent aussi des cancers déjà confirmés chez 4 à 6 % des patientes. Certaines découvertes surviennent de manière fortuite, alors que les femmes consultent pour d’autres motifs.
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« Alors que la patiente venait pour une autre raison, nous avons déjà constaté un cancer », a-t-il déclaré. Le médecin a précisé que le service intégré assure un dépistage régulier. « Nous dépistons chaque jour. Même si une patiente vient pour un désir de grossesse, nous profitons de l’occasion pour dépister », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, Dr Basile Biavogi a rappelé l’importance de la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), responsable de la majorité des cancers du col de l’utérus. Il a insisté sur la vaccination des jeunes filles âgées de 9 à 14 ans, qu’il considère comme un moyen préventif essentiel, même si elle ne suffit pas à elle seule à éliminer tous les risques.
Pour sa part, le directeur de l’hôpital, Massamba Thioro Sall, s’est félicité de l’organisation de cette journée de dépistage. Selon lui, l’initiative a permis de dépister gratuitement plus de 400 femmes pour les cancers du sein et du col de l’utérus. Il a également rappelé que le cancer n’est pas une fatalité et que les chances de guérison augmentent lorsque la maladie est détectée à un stade précoce. Dans cette perspective, il a invité les hommes à encourager leurs épouses à se faire dépister.
« Après ses règles, chaque femme peut consacrer cinq minutes pour palper ses seins. Si elle découvre une boule, elle doit se rendre à l’hôpital », a-t-il conseillé, en recommandant également la mammographie pour les femmes de plus de 50 ans.