RABAT – Le chapitre sérieux de la CAN s’ouvre ce samedi 3 janvier 2026, lorsque démarrent les huitièmes de finale et que les équipes en lice vont aller chercher leur place en quarts. Le Sénégal, qui a bouclé sa phase de groupes en tête, va donner le ton et imposer son rythme dès l’entame des matches décisifs. Sous la houlette de Pape Thiaw, les Lions ne sont pas programmés pour croiser le Maroc, l’Algérie ni le Cameroun avant la finale, ce qui peut influencer la configuration des adversaires jusqu’à l’ultime bataille. Cela dit, sur le chemin qui mène au Graal, les obstacles ne manqueront pas et pourraient se révéler d’un calibre particulièrement élevé.
Pour lancer cette série d’épreuves, les Sénégalais se mesureront demain au Soudan, classé parmi les quatre troisièmes les mieux placés du tournoi. Une équipe qui leur est familière puisqu’elle partageait avec eux le même groupe lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Face à des Crocodiles du Nil qui font montre d’un rendement offensif hésitant et qui n’aura obtenu sa qualification que grâce à un but contre leur camp, inscrit par Saul Coco de l’Équato-Guinée, pour leur unique victoire dans cette CAN, la tâche des joueurs de Thiaw ne paraît pas insurmontable et demeure à leur portée.
Une fois cet obstacle franchi, le Sénégal retrouvera en quart de finale soit le Mali, soit la Tunisie. Deux adversaires qu’il connaît bien pour les avoir croisés à de nombreuses reprises au fil des années. Dans les 17 phases finales de CAN disputées par les deux nations, la Tunisie et le Sénégal figurent parmi les adversaires les plus fréquemment rencontrés par les Lions. Les Aigles de Carthage et les Lions de Teranga ont disputé au total six affrontements. Le premier duel remonte à CAN 1965. Sur le plan du bilan, les Sénégalais mènent avec deux victoires à une, tandis que les trois autres rencontres se sont soldées par des nuls. La victoire des Tunisiens sur le Sénégal n’est intervenue que lors de CAN 2004, lorsque la compétition s’est tenue chez eux.
Lors de la même CAN, le Mali et le Sénégal s’étaient déjà retrouvés sur le terrain et s’étaient contentés d’un nul (1-1), leur unique confrontation dans cette compétition. Mais le parcours à venir s’avère probablement plus ardu pour les champions d’Afrique en titre en cas de qualification face au Mali ou à la Tunisie. Un possible remake de la finale de CAN 2021 se profile-t-il à l’horizon ? Un adversaire redoutable attend les Lions en demi-finales si l’ordre des quarts venait à se dérouler selon une certaine logique. Ils pourraient alors croiser le vainqueur d’un duel de quart particulièrement relevé opposant la Côte d’Ivoire à l’Égypte. Cette affiche évoque fortement la finale de CAN 2006, remportée par les Pharaons face aux Éléphants. On pourrait ainsi assister à un nouveau remake de la finale CAN 2021, où les Lions avaient pris le dessus sur les Pharaons lors de la séance des tirs au but — à condition toutefois que l’Égypte parvienne à sortir indemne de son duel face à la Côte d’Ivoire.
En revanche, si Emerse Faé et ses joueurs parviennent à renverser la malchance qui les accompagne face aux septuples champions d’Afrique, ils pourraient à nouveau se dresser sur la route des Lions qu’ils avaient éliminés au stade des huitièmes de finale lors de la CAN disputée sur le sol sénégalais. Cette confrontation porterait une saveur particulière, avec un parfum de revanche qui envelopperait l’atmosphère. Pour atteindre la finale et arracher une deuxième étoile, Édouard Mendy et son groupe devront surmonter des obstacles d’envergure et lutter avec acharnement face à des adversaires tout aussi déterminés à écrire leur histoire.
Par ailleurs, la Côte d’Ivoire a récemment démontré que les véritables champions ne se dessinent pas nécessairement par une domination claire dès la phase de groupes, mais plutôt par une montée en puissance progressive au fil des matchs et des résultats qui s’améliorent au fur et à mesure.