À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas d’étayer les allégations de violences physiques imputées à l’étudiant, décédé lors des manifestations le 9 février. C’est ce qu’a indiqué le procureur de la République dans un communiqué publié samedi.
Suite aux affrontements violents du 9 février sur le campus social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, opposant des étudiants à des éléments de la Police nationale, d’importants dégâts matériels et de nombreux blessés ont été constatés. Pire encore, l’un des étudiants a perdu la vie lors de ces manifestations.
« Compte tenu de la gravité des faits, le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar a ordonné l’ouverture immédiate d’une enquête exhaustive », indique un communiqué du parquet, signé par le procureur Ibrahima Ndoye, publié samedi.
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La même source précise que la Sûreté urbaine a été saisie pour déterminer les responsabilités liées aux incidents. Par ailleurs, la Division des Investigations Criminelles a été chargée d’établir les causes et les circonstances du décès de l’étudiant en deuxième année à la Faculté de Médecine.
« Les investigations sont en cours et ont donné lieu à la réalisation de plusieurs actes, dont des auditions, des déplacements sur les lieux et une autopsie. À ce stade, les éléments disponibles ne corroborent pas les rumeurs faisant état de violences physiques exercées sur la victime », précise le document.
Sur ce, le procureur de la République appelle à la retenue et au respect du cours normal de la justice, en attendant les conclusions définitives de l’enquête.