Le Sénégal s’affirme cette semaine comme un pôle de référence diplomatique et culturel sur le continent. À Dakar, du 15 au 19 juin 2026, se tient la 9ᵉ Réunion préparatoire des États africains membres du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Il s’agit d’une rencontre stratégique de premier plan, organisée sous l’égide du Sénégal, qui pilote le Groupe africain 5A du Comité du patrimoine mondial. D’après un communiqué publié, la cérémonie officielle d’ouverture a eu lieu lundi 15 juin 2026 à 9 heures, à l’hôtel Terrou-Bi de Dakar, sous la direction effective du ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Alpha Thiam. L’événement a réuni des figures de premier plan du secteur culturel et de la diplomatie, notamment le Dr Albino Jopela, directeur exécutif du Fonds africain pour le patrimoine mondial, ainsi que Son Excellence Pierre Faye, ambassadeur et délégué permanent du Sénégal auprès de l’UNESCO et président du Groupe africain 5A. Des représentants des États africains parties à la Convention du patrimoine mondial ont aussi pris part à cette ouverture.
Cette réunion à Dakar s’inscrit dans un calendrier précis et ambitieux. Elle représente une étape clé de la préparation à la 48ᵉ session du Comité du patrimoine mondial, qui se tiendra du 19 au 29 juillet 2026 à Busan, en République de Corée. L’enjeu est de taille : permettre aux États africains de forger une vision commune et de coordonner leurs positions sur les questions inscrites à l’ordre du jour de cette prochaine session internationale.
Les échanges porteront sur plusieurs dossiers d’importance capitale pour le continent. Les participants examineront les propositions d’inscription de nouveaux biens africains sur la Liste du patrimoine mondial, une question de reconnaissance internationale pour des pays dont la richesse culturelle et naturelle reste souvent sous-représentée à l’échelle mondiale. Seront également au cœur des débats les décisions relatives à la Liste du patrimoine mondial en péril, ainsi que les rapports sur l’état de conservation des biens déjà inscrits — autant de sujets qui touchent directement à la préservation de la mémoire collective du continent face aux menaces du changement climatique, des conflits et de l’urbanisation non maîtrisée.
En accueillant cette réunion, le Sénégal confirme son rôle de leadership culturel au sein du concert des nations africaines. La présidence du Groupe africain 5A confère à Dakar une responsabilité particulière : celle de porter, avec cohérence et détermination, la voix du continent sur la scène internationale du patrimoine mondial. Une mission que le ministre Alpha Thiam et ses homologues africains entendent assumer pleinement avant l’échéance de Busan.