Dakar a accueilli ce lundi 18 mai 2026 la 32e Assemblée régionale Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). Des responsables parlementaires, des députés et des délégations venues de l’ensemble de l’espace francophone africain se sont réunis dans la capitale sénégalaise pour discuter des enjeux majeurs politiques, démocratiques et sécuritaires qui traversent le continent.
La séance inaugurale a été dirigée par le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, et s’est tenue en présence de Hilarion Etong, président de l’APF.
Pour des Parlements forts et une Francophonie souveraine
Dans son allocution d’ouverture, El Malick Ndiaye a aussitôt posé les bases de sa vision. Pour le chef de l’institution législative sénégalaise, l’heure est à une souveraineté africaine pleinement assumée, soutenue par des organes parlementaires capables de peser sur les grands équilibres du continent. Il a appelé à la construction de Parlements solides, « capables de jouer un rôle central dans la sécurité collective, le contrôle démocratique et la transformation économique ».
En ce qui concerne la Francophonie elle-même, il a prôné un changement de regard. Il a plaidé pour repenser cet espace non plus comme un simple cadre culturel et linguistic, mais comme « un espace de coopération souveraine et de solidarité politique ».
Les crises du monde en toile de fond
Face aux turbulences qui secouent le continent et la scène internationale (crises sécuritaires au Sahel, recompositions géopolitiques mondiales, tensions au Proche et au Moyen-Orient), El Malick Ndiaye a exhorté les Parlements africains à ne pas demeurer spectateurs. Il les a appelés à « construire des réponses concertées face aux défis contemporains », soulignant la nécessité d’une action collective et coordonnée.