Le Sénégal cherche à franchir une étape déterminante dans le tourisme de croisière. Sous l’impulsion du gouvernement dirigé par Ousmane Sonko, la stratégie est désormais bien définie : transformer l’afflux de passagers en un véritable levier de création de valeur locale.
Aux commandes, le ministre du Tourisme, Amadou Ba, et le directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT), Dr Adama Ndiaye, misent sur trois axes : le contenu local, la qualité de l’accueil et la montée en gamme de l’offre.
Au cœur de ce dispositif, le Port de Dakar se présente comme un maillon central. Avec près de 35 000 croisiéristes accueillis annuellement, le potentiel économique est estimé à plus de 3 milliards de francs CFA, à condition d’être mieux structuré et valorisé. Dans cette optique, la Société de gestion des terminaux (SOGT) se positionne comme un outil opérationnel clé afin de capter davantage de retombées.
Initialement créée pour organiser et centraliser le trafic lié au secteur Oil & Gas, la SOGT s’appuie sur un investissement global d’environ 1,2 milliard de francs CFA et sur plus de trois années d’expérience opérationnelle. Elle dispose aujourd’hui des capacités techniques et du savoir-faire nécessaires pour gérer des flux complexes.
C’est dans cette logique que l’ASPT a confié à la SOGT la gestion des escales de croisières et des passagers, avec comme objectif d’améliorer les standards d’accueil et d’optimiser l’expérience des visiteurs dès leur arrivée.
Parallèlement, sous l’impulsion de Waly Bodian, directeur général du Port autonome de Dakar, Dakar affiche une ambition nette : devenir un hub logistique de passagers dans le bassin MSGBC, en cohérence avec la Vision 2050.
La signature récente d’un protocole d’accord vient accélérer cette dynamique. Il prévoit une meilleure organisation de l’accueil, un renforcement de la sécurité, une promotion ciblée sur site et une optimisation des circuits d’excursions. Autant de leviers destinés à accroître les dépenses liées au tourisme et à maximiser les retombées économiques locales.