Coopération entre l’Institution royale du Sine et les pays d’Amérique du Sud : perspectives de collaboration

24 septembre 2025

Une entrevue entre le souverain du Sine et les ambassadrices du Venezuela, Regzeida González Herrera, et de Cuba, Maydolis B. Sosa Hilton, organisée au Sénégal, ouvre des perspectives prometteuses de coopération.

L’Institution royale du Sine envisage activement de nouer des partenariats avec les nations d’Amérique du Sud afin d’installer un « esprit de diplomatie des peuples à travers la culture », a précisé à l’Aps Mignane Diouf, membre de cette instance. C’est dans ce cadre que Maad a Sinig Niokhobaye Diouf Fatou Diène a reçu, mardi, les ambassadrices du Venezuela, Regzeida González Herrera, et de Cuba, Maydolis B. Sosa Hilton, lors de leur passage au Sénégal. « Il existe une forte présence de Noirs dans ces pays — Brésil, Colombie, Venezuela ou Cuba — avec des populations afro-descendantes », a indiqué M. Diouf, l’un des initiateurs de ce rapprochement et membre de la délégation royale. Il a ajouté qu’après des présentations réciproques destinées à mieux se connaître, il a été décidé d’examiner les perspectives de coopération pour soutenir cet esprit de diplomatie des peuples par le biais de la culture. « Il existe des pangols [esprits des ancêtres vénérés], et des libations au Brésil. Après les présentations, l’ambassadrice du Venezuela a constaté que nos cultures se ressemblent… », a-t-il souligné.

Dans son allocution, rapporte un communiqué de presse de la cellule de coordination de l’Institution royale du Sine transmis à l’Aps, le Maad a Sinig Niokhobaye Diouf Fatou Diène a rappelé que l’histoire du peuple sénégalais, et particulièrement celle du Sine, trouve des échos dans les mémoires des Afro-descendants du Venezuela en particulier et d’Amérique latine en général. « Le Venezuela est un pays marqué par le métissage identitaire et culturel, où les populations africaines ont profondément contribué à façonner la société », a-t-il dit, estimant que cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un dialogue entre héritages et mémoires partagées. Partant de ce constat, Mignane Diouf a indiqué que l’Institution royale du Sine, les autres communautés traditionnelles du Sénégal et les ambassadeurs accrédités gagneraient à accompagner leurs États pour une diplomatie favorable aux peuples en passant par la culture. « Que ce soit l’Institution royale du Sine, celles des royaumes d’Oussouye et du Saloum, la collectivité léboue, etc., ces populations peuvent organiser des festivals et des rencontres culturelles pour une diplomatie des peuples, au côté de la diplomatie politique ou économique des États », a expliqué M. Diouf, qui milite pour l’ouverture et la consolidation d’une collaboration. Il a souligné que c’est dans ce sillage que le roi du Sine va rencontrer, en octobre, les ambassadeurs de la Colombie et du Brésil.
Aps