À l’approche du huitième de finale entre le Sénégal et le Soudan, prévu ce samedi à 16h GMT au stade Ibn Batouta de Tanger, le sélectionneur national Pape Thiaw et le joueur Krépin Diatta ont pris la parole devant les journalistes. Le rendez-vous a été marqué par le sérieux, la sérénité et le respect envers l’adversaire.
« Bonne et heureuse année 2026 à tous », a d’abord lancé Pape Thiaw devant la presse, avant d’aborder le cœur du sujet. Le coach sénégalais a rappelé l’impératif d’aborder ce match « avec beaucoup de sérieux » face à un Soudan « bien organisé » et « capable de créer des difficultés pour n’importe quel adversaire ».
Conscient du contexte, il affirme que ses joueurs ont « préparé les phases défensives » et qu’ils savent « qu’une nouvelle compétition commence » à partir de cette phase à élimination directe. « Il faut être mentalement fort et être efficace dans les occasions qui se présenteront », a-t-il insisté.
Un adversaire à respecter
La même tonalité que celle du technicien se retrouve chez Krépin Diatta, qui s’attend à un « match âprement disputé ». Latéral droit des Lions et ancien ailier reconverti en défenseur, Diatta rappelle que le Soudan, privé de domicile depuis deux ans, demeure « une équipe difficile à manoeuvrer », et il souligne le respect que le Sénégal porte à cet adversaire. « Il faudra afficher une attitude conquérante pour se qualifier », a-t-il prévenu, avec prudence et confiance à la fois.
Questionné sur l’absence du capitaine Kalidou Kouligaly, suspendu pour ce match, Pape Thiaw a tenté de rassurer. « J’ai amené 28 titulaires », a-t-il rappelé. « Certains joueurs ont appris aux côtés de Kalidou et sont prêts à prendre sa relève. » Le sélectionneur n’a pas dévoilé la paire centrale qu’il alignera, mais il a promis « une solution cohérente et compétitive ».
En revenant sur les cinq changements effectués lors du dernier match contre le Bénin, Thiaw assume pleinement ses choix : « Je savais que cette question se poserait. C’est ma manière d’entraîner. J’ai fait tourner, mais c’était aussi en phase avec les sollicitations des Sénégalais. » Une façon de rappeler que la rotation fait partie intégrante de la stratégie.
Concernant l’efficacité devant le but, le coach garde confiance : « On y travaille. » Sur le désaccord autour du tir au but entre Habib Diarra et Chérif Ndiaye lors du dernier match, il précise que « le tireur désigné, Sadio Mané, était déjà sorti » et que les échanges entre joueurs sur le terrain « se sont faits dans un esprit positif ».
Souvent positionné à l’arrière droit, Krépin Diatta, originaire du poste d’ailier, décrit son adaptation à cette fonction défensive : « Depuis trois saisons, j’évolue à ce poste en club. Lors des qualifications, j’ai aussi évolué ainsi. Le pays passe avant tout. » Une démonstration de flexibilité et d’engagement total envers l’équipe nationale.
Une équipe soudanaise solide
Pape Thiaw a salué la solidité du Soudan : « C’est une formation robuste en transition, bien structurée. Le mental sera déterminant. » Il a aussi souligné la nécessité d’être efficace sur les deux surfaces du terrain.
Diatta a également évoqué la bonne ambiance qui règne dans le groupe : « Tous les joueurs réalisent l’enjeu. On vit bien ensemble et on reste concentrés sur nos objectifs. »
Au sujet de l’infirmerie, Thiaw s’est voulu rassurant : « Illman a pris un coup mais il sera opérationnel. Moussa Niakhaté, on l’a ménagé pour le moment. » Interrogé sur d’éventuelles tensions autour du onze de départ, il a balayé d’un revers de main : « Je suis concentré sur la CAN. Je ne sais pas d’où viennent ces spéculations, mieux vaut ne pas commenter. »
En terminant, le sélectionneur a évoqué Tanger, ville qui accueille les Lions depuis le début du tournoi : « C’est une belle cité, avec une population très accueillante. On souhaitait rester ici. On s’y sent bien, même la presse y est agréable ! »
À la veille de ce huitième de finale, le ton est posé : respect envers l’adversaire, confiance dans le groupe et concentration maximale. Le Sénégal aborde le Soudan avec humilité mais détermination, convaincu que la route vers les quarts passera par la maîtrise et l’efficacité.