Afin d’assurer une meilleure gestion des ressources forestières de la vallée morte du Sine et de prévenir d’éventuels conflits, les trois communes riveraines ont proposé des règles d’utilisation des ressources, visant à construire une convention locale dans le cadre du programme Multifunctional Landscape (MFL). Une journée de travail dédiée à ce projet s’est déroulée le vendredi 6 novembre 2026 à Fatick, réunissant chercheurs, élus locaux et populations locales.
FATICK- Niakhar, Diakhao et Thiaré Ndialgui, les trois conseils municipaux du département de Fatick, partagent une forêt classée appelée vallée morte. Pour optimiser la gestion des ressources de ce site, chercheurs, autorités locales et populations riveraines se sont réunis ce vendredi 6 novembre 2026 à Fatick afin d’établir des règles d’usage dans le cadre d’une convention locale élaborée dans le cadre du programme Multifunctional Landscape (MFL). Ce programme porte sur des paysages offrant plusieurs fonctions, notamment en matière de productivité et de protection des ressources naturelles. Selon Made Diouf, membre de la Dynamique pour une transition agro-écologique locale de Fatick (Dytael), « les activités des communautés s’inscrivent dans un territoire clairement délimité et sa gestion exige l’établissement de règles, et par conséquent la convention qui sera soumise aux autorités locales et administratives ».
Cette convention, fondée sur les règles formulées par les bénéficiaires, vise à prévenir d’éventuels contentieux. C’est pourquoi les trois communes concernées se retrouvent au cœur du dispositif. « Nous avons observé des difficultés de gestion collective dans la vallée, ce qui rend nécessaire l’établissement de règles d’usage des ressources ; il faut donc œuvrer en cohérence avec l’ensemble des communes », précise un chercheur du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), organisme français qui soutient la Dytael sur des questions agro-écologiques dans le Fatick depuis plusieurs années.
Les mairies jouent un rôle clé dans ce cadre. À cet égard, un conseiller municipal de Thiaré Ndialgui a réaffirmé l’engagement et la détermination des élus à soutenir l’initiative. « Cette convention à venir permettra de régler une problématique récurrente liée à l’exploitation des ressources. En effet, lorsque la forêt s’ouvre, certaines populations franchissent les frontières d’une commune pour accéder au bois mort du domaine voisin, ce qui engendre fréquemment des tensions », a-t-il déclaré.
Outre les actions de sensibilisation, Aliou Diouf, chef du village de Sanghaie (Niakhar), appelle à un suivi rigoureux et régulier du texte, qui devra obtenir l’aval des autorités administratives. « Des règles sans contrôle ne serviront à rien », a-t-il affirmé.
En tant qu’entité affiliée à la Dytael, l’Agence régionale de développement (ARD) s’est félicitée de l’approche à venir via sa délégation et insiste sur l’importance d’une gestion efficace des ressources de la vallée morte, d’autant plus que le cadre prévoit un projet d’aménagement dans ce site, financé par le Fonds vert.