Boy Niang 2 traverse incontestablement une passe délicate. Héritier de De Gaulle et figure de proue de l’école de lutte qui porte son nom, il ne dégage plus la même assurance. Le « Thiapathioli » de Pikine possédait pourtant tout pour s’imposer durablement parmi les meilleurs : du talent, une intelligence tactique affinée, des qualités athlétiques solides et une base solide en boxe. Mais sa trajectoire a connu un frein inattendu. Il avait atteint le sommet en remportant un combat contre Modou Lô, alors Roi des arènes, le 1er janvier 2024, mais il s’inclina sans parvenir à créer la surprise. Deux ans plus tard, face à Reug Reug, le 7 juin 2026, il bénéficiait d’une nouvelle opportunité de relancer sa carrière. Là encore, il a flanché. Un revers d’autant plus douloureux à avaler compte tenu de tout ce qu’il avait investi.
« C’était un combat capital pour la suite de ma carrière. J’ai travaillé comme jamais, autant sur le plan physique que sur le plan spirituel. J’y ai consacré deux années de ma vie », expliquait-il après le combat, le cœur lourd. Ces deux contre-performances l’éloignent désormais des affiches les plus prestigieuses. À l’image de Tapha Tine, il pourrait être amené à s’orienter vers de jeunes espoirs qui cherchent à se faire un nom en affrontant un ancien prétendant au trône. Une autre option pourrait néanmoins raviver l’intérêt : une revanche contre Tapha Tine. Lors de leur premier affrontement, le 19 décembre 2021, le leader de Baol Mbollo avait pris le dessus malgré les avertissements. Ce deuxième duel aurait alors la valeur d’une véritable explication entre deux ténors en quête de relance. À cet instant charnière de son parcours, Boy Niang 2 doit retrouver le chemin de la victoire, notamment à l’Arène nationale, qui semble ne pas lui porter chance. Pour le « Thiapathioli », l’heure n’est plus à la promesse : il lui faut rebondir, regagner confiance et démontrer qu’il possède encore les armes pour prétendre, un jour, à la couronne.