Le nombre de bénéficiaires du Programme national de bourse de sécurité familiale (PNBSF) est amené à progresser pour atteindre 469 497 en 2026, contre 355 013 auparavant, et le budget alloué aux allocations s’accroît de 52 à 70 milliards de francs CFA, a annoncé, lundi, la ministre de la Famille et des Solidarités, Marie Angélique Mame Selbé Diouf.
Selon l’APS, elle s’exprimait lors d’une séance d’information et d’échanges consacrée à la reprise des paiements et à la re-certification des bénéficiaires du programme. « Depuis son démarrage en 2013, le Programme national de bourse de sécurité familiale s’est imposé comme un levier majeur dans la lutte contre l’extrême pauvreté », a-t-elle déclaré.
La reprise des paiements, prévue « dans les prochains jours », intervient après une période de suspension qui a permis d’établir un état des lieux du programme et de tracer de nouvelles orientations. Elle vise à « consolider l’accompagnement des ménages vulnérables et à renforcer la confiance des populations ».
Cette reprise ouvre également une étape nouvelle avec la re-certification des bénéficiaires. La ministre a expliqué que cette opération répond à un impératif d’équité, de justice sociale et d’efficacité. Elle doit permettre de vérifier la situation socio-économique des ménages, de maintenir dans le programme ceux qui en ont toujours besoin et d’intégrer de nouveaux ménages vulnérables.
« Elle ne constitue ni une sanction ni un retrait arbitraire des droits. Notre objectif est simple : mieux cibler pour mieux protéger », a insisté la ministre. Elle a précisé que le Registre national unique (RNU), qui permet l’identification et la caractérisation des ménages pauvres et vulnérables, constitue « un outil stratégique » pour cette opération.
Marie Angélique Mame Selbé Diouf a par ailleurs annoncé que les personnes détenant la carte d’égalité des chances vont également bénéficier des allocations du programme. Elle a invité le réseau des journalistes en protection sociale à contribuer à une information « claire, responsable et pédagogique » sur les objectifs et les modalités de la reprise des paiements et de la re-certification. Les élus ont également été appelés à jouer un rôle de relais de proximité, d’écoute et de pédagogie auprès des populations.
« L’opération de reprise des paiements qui sera entamée dans les jours à venir devra être conduite dans le strict respect des principes d’objectivité, de transparence, d’équité et de respect de la dignité », a-t-elle souligné.
La ministre a enfin indiqué que l’ambition du gouvernement dépasse le seul versement des allocations. Il s’agit, selon elle, de faire évoluer progressivement le modèle vers une protection sociale davantage orientée vers la résilience et l’autonomisation des ménages. « La reprise des paiements et la re-certification constituent bien davantage qu’une opération administrative. Elles représentent une étape importante dans la modernisation de notre système de protection sociale », a-t-elle conclu.