Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a, mardi, réaffirmé l’impératif pour une justice moderne de dépasser son rôle exclusivement répressif afin de prévenir et d’apaiser les conflits, lors de la cérémonie de pose de la première pierre de l’école de formation du Barreau du Sénégal à Diamniadio.
Selon lui, la justice contemporaine ne se borne plus à trancher les différends: elle doit aussi prévenir les affrontements, les désamorcer et les transformer en occasions de dialogue et de progrès, soulignant par là le rôle stratégique des avocats dans ce processus.
Au-delà du prétoire, les avocats se voient comme des acteurs de régulation sociale, grâce au conseil, à la médiation, à la conciliation et à l’arbitrage. Ils contribueront à apaiser les tensions, à sécuriser les liens économiques et sociaux et à renforcer la cohésion de la société.
Le président a expliqué que cette initiative s’inscrit dans la Vision Sénégal 2050, qui place la justice, la gouvernance et la paix sociale comme des piliers essentiels d’un développement durable souverain et inclusif. Cet acte fondateur dépasse la dimension symbolique du lancement d’une nouvelle infrastructure et s’inscrit dans la dynamique de transformation portée par la Vision Sénégal 2050.
Soulignant les défis liés aux ressources humaines dans le secteur judiciaire, il a rappelé que le Sénégal compte « un magistrat pour 100 000 habitants », soit 530 magistrats, 472 greffiers et 439 avocats inscrits au tableau de l’Ordre. Il a précisé que la répartition territoriale des avocats représente également « un défi d’équité territoriale ».
L’école des avocats, dont les travaux ont été lancés, comprendra 16 salles de classe modernes, un auditorium de 400 places, des blocs administratifs et des infrastructures d’hébergement adaptées pour assurer des conditions optimales de formation et de fonctionnement.