Deux ans après l’installation du président Bassirou Diomaye Faye, le Sénégal s’engage dans une phase de transformation en profondeur. Face à un contexte économique difficile et à des attentes sociales importantes, le nouveau gouvernement a lancé des réformes structurelles destinées à restaurer l’indépendance économique, à améliorer le cadre de vie des citoyens et à refondre l’État. Dès les premiers mois, l’objectif prioritaire a été le redressement économique dans un contexte contraignant: déficit budgétaire élevé, dette importante et inflation persistante. Malgré ces défis, des progrès notables ont été accomplis. L’inflation s’est stabilisée autour de 2,8 % en 2025, après avoir dépassé 9 % en 2022. Les mécanismes de réduction des prix des produits essentiels ont permis aux ménages d’économiser environ 342,5 milliards FCFA.
Dans cet élan pour alléger le coût de la vie, on a engagé des mesures pour faire baisser progressivement le prix de l’électricité, notamment en maîtrisant mieux les coûts de production, en introduisant le gaz dans le mix énergétique et en rationalisant les subventions. Par ailleurs, la dynamique de croissance est remarquable, soutenue notamment par l’exploitation des hydrocarbures, avec des prévisions supérieures à 10 % en 2025. Parallèlement, le déficit budgétaire recule sensiblement, témoignant d’une discipline et d’une rigueur accrues dans la gestion des finances publiques. Cette orientation s’inscrit dans une vision organisée, portée par le Plan de redressement économique et le cadre stratégique Sénégal 2050, qui posent les bases d’un développement souverain, inclusif et durable. Grâce à ces cadres, l’État cherche à refonder son modèle économique en favorisant la transformation locale des ressources, la souveraineté industrielle et la valeur ajoutée produite sur le territoire national.
Le concept de souveraineté économique s’impose comme pilier central de l’action publique. L’ouverture du Sénégal vers les secteurs pétrolier et gazier marque une étape déterminante, avec la production du gisement Sangomar dépassant 16,9 millions de barils en 2024 et des perspectives d’expansion à court terme. Cette nouvelle réalité s’accompagne d’une vision de long terme à travers un plan de développement trentenaire visant une croissance moyenne de 6,5 % et une réduction progressive du déficit à 3 % du PIB. Par ailleurs, des efforts soutenus sont entrepris pour mobiliser des ressources internes, avec plus de 450 milliards FCFA levés sur les marchés régionaux. L’objectif est net: bâtir une économie plus résiliente, capable de transformer localement ses ressources et de diminuer sa dépendance extérieure.
Sur le volet social, les attentes demeurent élevées, et les premières mesures commencent à se faire sentir dans la vie quotidienne des habitants. La baisse de prix de produits de première nécessité – riz, sucre, huile et pain – a nettement diminué le coût de la vie pour nombre de ménages. Par ailleurs, rendre l’énergie plus accessible constitue un levier clé de justice sociale et de compétitivité économique. L’État a aussi renforcé son cadre de protection sociale via le Programme national des bourses de sécurité familiale. Ainsi, plus de 300 000 ménages vulnérables bénéficient de transferts monétaires réguliers, autour de 25 000 FCFA par trimestre et par ménage, ce qui représente une enveloppe annuelle d’environ 75 milliards FCFA.
En matière de services sociaux de base, des progrès notables ont aussi été réalisés en matière de ressources humaines. Entre 2024 et 2025, plus de 6 000 enseignants ont été embauchés pour combler le manque de personnel et rehausser la qualité des apprentissages. Dans le secteur sanitaire, environ 3 500 professionnels de santé (médecins, infirmiers et sages-femmes) ont été recrutés afin de renforcer le système de soins et d’améliorer l’accès à ces services. Cette dynamique se poursuit en 2026 avec des plans ambitieux, notamment le recrutement prévu de plus de 2 000 enseignants supplémentaires et près de 1 500 agents de santé, manifestant une volonté claire d’investir durablement dans le capital humain.
Par ailleurs, le président Faye situe sa gouvernance dans une logique d’unité et de concorde retrouvée. Dans un paysage politique souvent tendu, il privilégie l’apaisement, le dialogue et le rassemblement des citoyens autour des questions essentielles, afin de renforcer la stabilité nécessaire à toute transformation durable. Dans le même esprit de refondation, la reddition des comptes est progressivement érigée en pilier de la gouvernance. Les audits et les procédures mises en place témoignent d’une volonté nette de faire la lumière sur la gestion passée et d’établir une culture de responsabilité. Cette dynamique s’accompagne d’une exigence forte: assurer une justice indépendante et libre, capable d’exercer ses missions sans pression, dans le respect strict de l’État de droit.
Malgré les défis liés à l’environnement international et aux exigences des bailleurs de fonds, le Sénégal montre une résilience remarquable. Les marges budgétaires restreintes, les conditionnalités et les pressions extérieures n’ont pas freiné la mise en œuvre du Plan de redressement et l’actualisation progressive de la vision Sénégal 2050. Cette capacité d’adaptation témoigne de la solidité des choix stratégiques. Dans ce cadre, la Coalition Diomaye Président, dirigée par la Superviseure générale Aminata Touré, apparaît comme un levier clé pour accompagner et solidifier l’action gouvernementale. Elle joue un rôle central dans la diffusion des politiques publiques, en clarifiant les réformes, en mettant en évidence les résultats et en luttant contre la désinformation. Elle étend aussi son empreinte territoriale grâce à un réseau national efficace, avec des points d’appui dans les communes, départements et régions. Cette proximité est essentielle pour maintenir le lien avec les populations et soutenir la dynamique d’élan. L’enjeu majeur demeure la construction d’une coalition unie, robuste et durable, capable de porter le projet de transformation sur le long terme. Cela passe par le resserrement de la cohésion interne, l’ouverture à de nouvelles forces et la promotion d’un leadership inclusif. Une telle dynamique est nécessaire pour consolider les acquis et accompagner durablement les réformes.
Au terme de ces deux années, il apparaît clairement que le Sénégal s’inscrit sur une trajectoire de transformation ambitieuse. Entre stabilisation économique, affirmation de la souveraineté, hausse progressive du pouvoir d’achat et de l’accès à l’électricité, la vision stratégique portée par le Plan de redressement et Sénégal 2050, les réponses sociales qui se renforcent, les investissements dans l’éducation et la santé, la volonté d’unité nationale, la reddition des comptes et la résilience face aux contraintes extérieures dessinent les bases d’un nouveau modèle. La réussite dépendra désormais de la capacité collective à accélérer les réformes, à renforcer l’inclusion sociale et à consolider durablement la majorité politique autour d’une coalition solide et engagée.