En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, Bassirou Diomaye Faye, président de la République, s’est confié dans un entretien exclusif accordé à France 24 et RFI sur plusieurs enjeux majeurs pour le Sénégal et la région. Interrogé sur la perspective d’une dissolution de l’Assemblée nationale à partir du 2 décembre, date à laquelle cette prérogative constitutionnelle pourrait être exercée, le chef de l’État n’a pas exclu cette éventualité.
« Il n’y a pas de plan figé » sur l’option d’une dissolution, a-t-il précisé. Le président rappelle ainsi qu’il est titulaire, en vertu de la Constitution, de cette prérogative et laisse entendre que sa décision dépendra de la configuration qui se présentera à lui. « Selon ce qui se présentera, nous trancherons », a-t-il déclaré.
Président en exercice de la CEDEAO, Bassirou Diomaye Faye est aussi revenu sur ses relations avec les pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES), qui ont quitté l’organisation régionale.
Le choix du Mali comme première destination de son déplacement dans le cadre de cette responsabilité régionale n’est pas anodin. Le Président affirme toutefois inscrire sa démarche dans une logique de dialogue et de respect de la souveraineté des États concernés. « Mon objectif est d’assurer une coexistence entre les deux blocs et de garantir la libre circulation des personnes et des biens », a-t-il expliqué.
Face à la rupture entre la CEDEAO et les trois pays de l’AES (Mali, Burkina Faso et Niger), Dakar entend privilégier une approche fondée sur le maintien des liens entre les populations et les économies de la région. « Nous n’avons pas de sens interdit », affirme le chef de l’État.