La Commission de la Défense et de la Sécurité de l’Assemblée nationale a accueilli, le jeudi 17 septembre 2026, la deuxième séance de l’atelier intitulé « Femmes mobilisées pour la paix et la sécurité au Sénégal ». Les échanges ont principalement porté sur la Budgétisation Sensible au Genre (BSG) et sur la contribution du Parlement en matière de financement, de supervision et d’évaluation des politiques publiques relatives au genre, à la paix et à la sécurité.
Cette rencontre, organisée en collaboration avec la Fondation Konrad Adenauer, le Réseau des Femmes Parlementaires, le Ministère de l’Économie, des Finances et du Plan ainsi que le Cabinet Valeur Ajoutée, a été dirigée par le président de la Commission de la Défense et de la Sécurité, Ibou Gueye, avec la participation de Fatoumata Sy Gueye, représentante de la Fondation Konrad Adenauer.
Cette deuxième séance prolonge le séminaire inaugurant le projet, qui s’était tenu le 1er septembre à l’Assemblée nationale. Elle a rassemblé des femmes issues des Forces de défense et de sécurité (FDS), des représentants des ministères concernés, des parlementaires, des spécialistes et divers intervenants impliqués dans la mise en œuvre de l’agenda « Femmes, Paix et Sécurité ».
Les discussions ont surtout porté sur la Budgétisation Sensible au Genre, décrite comme un instrument capable de convertir les engagements en matière d’égalité entre les sexes en objectifs concrets, en programmes, en ressources budgétaires et en résultats quantifiables.
Les participants ont aussi approfondi la fonction du Parlement dans le cycle budgétaire, notamment par l’examen des grandes orientations, le vote des crédits, le contrôle de l’exécution et l’évaluation de l’efficacité des politiques publiques.
Une attention soutenue a été accordée au financement des Plans d’action issus de la Résolution 1325 des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité, ainsi qu’aux stratégies axées sur le genre adoptées par les Forces de défense et de sécurité.
Les travaux ont également mis en évidence la nécessité de disposer de données ventilées par sexe, d’indicateurs de résultats et de mécanismes de suivi permettant d’apprécier la mise en œuvre effective des politiques et programmes visant à accroître la participation féminine dans les secteurs de la paix et de la sécurité.
Cette séance a ainsi constitué un cadre d’échanges entre les parlementaires, les Forces de défense et de sécurité, les pouvoirs publics, les partenaires techniques et les acteurs impliqués dans les politiques relatives au genre.
Par cette initiative, la Commission de la Défense et de la Sécurité de l’Assemblée nationale vise à renforcer l’application de l’Agenda « Femmes, Paix et Sécurité » au Sénégal et à favoriser une meilleure intégration de la dimension genre dans les politiques publiques de défense et de sécurité.