Les 38 œuvres réunies dans « Empreinte du regard » exercent une empreinte sur les formes, les tonalités et les objectifs qu’elles portent, allant de l’universel à des ancrages locaux. Dans le texte curatorial, Idrissa Diallo souligne que le geste pictural de Moussa Sène Absa évoque l’énergie expressive que l’on retrouve chez Rufino Tamayo, tout en restant fidèlement attaché à l’art africain traditionnel. Cette ressemblance avec le maître mexicain Tamayo dérive aussi de la grande liberté dont il fait montre dans ses essais techniques, sans s’imposer de limites.
« J’ai toujours perçu cette pratique comme un espace de respiration, un territoire de liberté où Moussa pouvait se déposer autrement. Sa peinture ne cherche pas à expliquer ni à raconter. Elle laisse affleurer des émotions, des tensions, des silences. Elle est habitée, parfois fragile, souvent vibrante, toujours sincère », affirme l’artiste visuel Zulu Mbaye, qui agit comme parrain de Moussa Sène Absa dans le domaine de la peinture.
Zulu Mbaye précise que Moussa Sène Absa a la capacité de se livrer sans détour dans cet art. Il peint « avec retenue, mais avec intensité ». Ses couleurs, ses formes et les superpositions qu’il opère racontent des états intérieurs, des fragments de mémoire et des mouvements qui traversent le monde.
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