L’enseignement supérieur tient une place centrale dans les priorités du Gouvernement. Cette orientation se manifeste par une détermination à améliorer durablement les conditions d’études, d’accueil et de vie des étudiants sur l’ensemble des campus universitaires du Sénégal.
En novembre 2024, le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a donné instruction au Gouvernement de mettre en place un plan d’urgence destiné à accélérer la finalisation des chantiers universitaires déjà engagés, notamment les amphithéâtres, les salles de cours, les restaurants et les pavillons. Cette orientation a ensuite été intégrée au plan d’urgence présenté en 2025, visant à résorber les retards accumulés et à rehausser rapidement les conditions d’accueil et d’études sur les campus.
Depuis lors, des réalisations commencent à se concrétiser sur le terrain. Cette dynamique illustre la volonté des pouvoirs publics de passer des simples préconisations à des résultats tangibles.
Parmi les volets les plus consistants du dispositif figure un programme d’urgence prévoyant l’apport de 10 100 lits supplémentaires dans les établissements universitaires d’ici la fin de 2026. Cet engagement a été réitéré, le mardi 30 septembre, par le ministre des Infrastructures, Dethié Fall, lors de la remise d’un pavillon universitaire de 1 000 lits et d’un restaurant de 1 000 places à l’Université de Bambaey. Une première livraison de 2 100 lits avait été effectuée à l’Université Amadou Makhtar Mbow (UAM) de Diamniadio le 29 août 2026. Le programme prévoit ensuite l’ajout de 1 000 lits supplémentaires dans chacune des universités de Ziguinchor, Fatick, Kaolack, Kaffrine, Tambacounda et Matam. Le ministre des infrastructures a aussi annoncé la mise en service de sept restaurants universitaires totalisant 7 000 places.
Un maillage national
Par ailleurs, l’un des objectifs clés consiste à limiter la concentration élevée des effectifs sur certains sites et à favoriser une répartition plus équilibrée du réseau de l’enseignement supérieur à travers le territoire. Cette démarche vise à rapprocher l’offre de formation des jeunes et à garantir un accès égal au savoir pour l’ensemble des populations.
Dans cette optique, le chantier de l’Université du Sénégal oriental, à Tambacounda, se présente comme une opération structurante. Lors d’une visite sur le terrain en février 2026, le président Bassirou Diomaye Faye a constaté l’avancement des infrastructures, notamment le rectorat, les unités de formation et de recherche (UFR), ainsi que les logements sociaux destinés aux étudiants et au personnel enseignant.
Numérique
Le Gouvernement poursuit le renforcement de l’Université numérique du Sénégal Cheikh Hamidou Kane, poursuit le développement des Espaces numériques ouverts (ENO) et accélère l’implantation des Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP) dans les différentes régions du pays, soulignait Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, alors ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Cette orientation répond à un double enjeu: accompagner l’augmentation continue des effectifs étudiants et diversifier, tout en professionnaliser davantage l’offre de formation.
Par ailleurs, en décembre 2025, le président Bassirou Diomaye Faye a demandé au gouvernement de « développer la digitalisation des enseignements et des travaux de recherche, de renforcer l’Université numérique du Sénégal Cheikh Hamidou Kane et de poursuivre le déploiement des Espaces numériques ouverts (ENO) », afin d’ajuster les formations aux exigences de l’économie nationale.
Le 20 mars 2025, la signature d’une convention ouvre la voie à l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK) pour former aux compétences numériques et à l’intelligence artificielle quelque 105 000 agents du ministère de l’Éducation nationale. Le renforcement des infrastructures numériques participe ainsi au rapprochement de l’enseignement supérieur avec l’ensemble des territoires du pays.