Agenda culturel à Dakar : le programme de l’Institut Cervantès

8 novembre 2025

L’Institut Cervantès de Dakar a accueilli la presse pour révéler les multiples manifestations prévues sur les mois de novembre et de décembre, déployées sur l’ensemble du territoire.

Fidèle à sa mission de promouvoir la langue espagnole et de diffuser la culture hispanique sous toutes ses facettes, l’Institut Cervantès de Dakar s’impose comme un espace de dialogue interculturel, d’expérimentation et de transmission. À travers les domaines de la musique, de la danse, de la littérature, de l’architecture et des arts plastiques, l’institution propose un parcours dense où créativité, échanges et diversité deviennent les véritables protagonistes. Le Salon Javier Mantecón, responsable culturel à l’Institut Cervantès de Dakar, affirme que « en novembre et en décembre, le public dakarois est convié à vivre une série de rencontres artistiques uniques : du flamenco visuel de Raúl Rodríguez et Patricio Hidalgo à la danse contemporaine de la compagnie Ertza, en passant par la production musicale du programme Sunu Sonido III, les Journées Afrodescendantes, le Festival Orotava, et même la présentation du premier livre bilingue wolof-espagnol. Deux mois intenses placés sous le signe du métissage et de la création partagée ». Un moment fort pour les mélomanes. « En novembre et en décembre, nous ressentons une période hautement dynamique sur le plan culturel dans la ville et nous souhaitons prendre part à cette vitalité culturelle du Sénégal. Nous voulons aussi mettre en lumière les artistes hispanophones tout en rencontrant des artistes sénégalais. » Pour M. Javier Mantecón, ce programme embrassera les realms de la musique, de la danse, de la littérature, du cinéma et du théâtre, « un peu de tout, en somme ». « Déjà, ce week-end, nous serons présents au festival Autour des cordes (du 31 octobre au 2 novembre) à Saint-Louis, et dès la semaine prochaine, nous lancerons notre cycle de concerts chaque jeudi soir. Ces concerts nous permettront d’explorer l’histoire de la musique africaine, en lien avec l’esclavage en Amérique centrale et en Espagne. En tant qu’anthropologues, nous souhaitons mettre en lumière la musique de cette période, ce qui est essentiel pour reconnaître cette histoire et mieux comprendre le présent ». » Cet engagement est perçu comme primordial, surtout ici au Sénégal, pays riche de culture. « Nous croyons fermement aux échanges culturels pour enrichir l’humanité. C’est pourquoi nous cherchons à amener nos meilleurs artistes afin de collaborer avec des acteurs culturels de qualité ici et de produire des spectacles qui démontrent que la rencontre est non seulement possible, mais essentielle. »
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