Depuis plusieurs semaines, une opération médiatique et judiciaire cherche à discréditer une personnalité bien ancrée dans le paysage médiatique sénégalais. Les accusations qui circulent, largement relayées, méritent d’être replacées dans leur contexte afin d’éviter les amalgames et les manipulations.
L’affaire trouve son origine dans un contrat de sous-traitance conclu en toute légalité avec Ellipse Projects International, destiné à une période définie, pour assurer l’accompagnement technique et administratif d’un vaste programme de construction d’infrastructures judiciaires et pénitentiaires.
Ce contrat a été rédigé avec soin, documenté et dûment enregistré au Sénégal.
Les paiements intervenus dans ce cadre et contestés à Mme Diagne Mame Bintou s’élèvent à huit chèques étalés sur six années, ce qui démontre qu’il s’agit d’une exécution régulière des engagements contractuels.
Les prestations réalisées ont nécessité la mobilisation de sous-traitants locaux et étrangers, parmi lesquels des prestataires qui ont apporté leur savoir-faire dans le cadre du projet.
La procédure a franchi un cap inquiétant avec l’implication de membres de la famille, utilisés comme instruments de pression :
, pourtant malade, a été arrêtée au seul motif d’avoir encaissé ces chèques dans le cadre du contrat, alors que toutes les factures et conventions sont disponibles et vérifiables. Elle agit comme gestionnaire de la SCI depuis 2021, en remplacement de Madiambal Diagne, personnalité politiquement exposée.
a également été cité. En tentant de l’interpeller, les agents se sont rendus au domicile de sa mère — qui a subi des violences lors de cette intervention.
Le gérant du journal Le Quotidien, fils de Madiambal, a lui aussi été interpellé pour un motif inconnu à Ouakam, après avoir volontairement autorisé la police à visiter leurs locaux commerciaux dans la recherche de personnes d’intérêt.
Ces méthodes ne relèvent plus d’une enquête sereine, mais traduisent une volonté manifeste d’humilier et d’intimider.
Certains commentateurs évoquent un prétendu enrichissement lié à la construction d’un immeuble aux Mamelles. La réalité est différente :
Le projet a été financé par un crédit bancaire, accordé sur la base du contrat dûment établi avec Ellipse.
L’entreprise chargée des travaux a manqué à ses obligations, laissant le chantier inachevé.
Aujourd’hui, loin d’un signe de fortune, l’immeuble est en difficulté, son propriétaire accumulant des retards de paiements auprès des institutions de la place.
Au vu des éléments, il est difficile de ne pas voir derrière cette affaire une instrumentalisation liée à une personnalité connue pour ses prises de position politiques et ses implications dans l’affaire Adji Sarr. L’instrumentalisation judiciaire transforme un contrat commercial en prétendue « escroquerie sur dette publique », alors que les preuves matérielles de la légalité des flux existent.
Une propagande active présente l’impossibilité d’atteindre Madiambal. En trois décennies de présence dans la vie publique sénégalaise, il a répondu à toutes les convocations, même les plus arbitraires et injustes. On peut se demander si sa tête n’est pas mise à prix. Avec la violence des perquisitions et l’acharnement contre la famille Diagne, une affaire « Khadim Bousso bis » n’est pas à exclure.
Il convient de rappeler de manière urgente que :
La justice doit s’exercer sur la base de faits avérés et de preuves, et non d’intentions politiques.
La dignité des familles et le respect des droits fondamentaux ne sauraient être sacrifiés à une logique d’élimination des opposants.
Des questions subsistent également concernant l’acharnement contre Ellipse Projects. Il est public et notoire que, dans l’exécution de chantiers pour l’État du Sénégal ces dernières années, l’État doit à l’entreprise deux paiements de 25 milliards chacun. Ces paiements en retard ont conduit Ellipse Projets à refuser de céder des hôpitaux terminés — notamment celui de Tivaouane — et de livrer un paquet d’infrastructures judiciaires dans le cadre du Promij, dont le Premier ministre Ousmane Sonko a salué la pertinence et l’importance lors de ses échanges avec les partenaires du groupe à trois reprises et dans le communiqué du Conseil des ministres.
Cette affaire illustre un glissement dangereux : l’usage de procédures judiciaires comme arme politique. Il appartient désormais à la presse, aux acteurs de la société civile et à l’opinion publique de rester vigilants afin que la vérité prévaille et que le Sénégal demeure un État de droit, où nul ne saurait être persécuté pour ses opinions ou son engagement.
Affaire Madiambal Diagne : en quête de vérité et d’équité
2 octobre 2025