Le Coskas, initialement connu comme le Comité d’organisation au service du Khalife Ababacar Sy, n’est plus limité à un mouvement religieux regroupant des dahiras tidianes dédiées à l’organisation du Gamou annuel de Tivaouane. Il s’est métamorphosé en un levier de développement socio-économique, et même en un véritable incubateur pour les petites et moyennes entreprises. Dans le cadre de cette mutation, la commission jeunesse du Coskas a créé le GIE Coskas Tivaouane et a organisé, le samedi 24 janvier, un panel autour du thème « Entrepreneuriat – Finance – Formation ». L’objectif est notamment de contribuer à la commercialisation des 70 hectares de riz emblavés lors de la campagne agricole précédente.
Initié en 1968 pour l’organisation du Gamou annuel de Tivaouane au service du Khalife Serigne Babacar Sy, le Coskas est aujourd’hui en pleine mutation, conformément aux orientations de sa personne morale, Serigne Moustapha Sy Al Amine. Selon le secrétaire général du Coskas, Pape Talla Dièye, le mouvement religieux, à travers sa commission jeunesse, s’inscrit désormais dans une dynamique de rupture avec les pratiques anciennes. Désormais, les membres du Coskas ne se limitent plus à cotiser pour l’organisation du Gamou annuel. L’entité entend également devenir un incubateur d’entreprises agricoles, commerciales, de transformation et de services, en lien avec les métiers de ses membres. Pour les responsables de la commission jeunesse, créée en 2023, le Coskas est aujourd’hui un véritable outil de développement socio-économique. À ce titre, le mouvement arbore le slogan : « GIE Coskas, un outil de développement, chacun y participe, la hadara y gagne ». Une dynamique illustrée par la section Coskas Tivaouane, qui a emblavé 70 hectares de riz dans le Walo, a informé le secrétaire général local. Dans cette perspective, la commission jeunesse, disposant de son récépissé de groupement d’intérêt économique (GIE), compte se positionner dans la commercialisation de cette production rizicole.