En amont de la Semaine dédiée à la lutte contre les Produits de Santé de Qualité inférieure ou falsifiés (Pqif), l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (Arp) a procédé, jeudi 5 novembre à Dakar, à la mise en place d’un comité de pilotage chargé d’organiser cette campagne de sensibilisation et de mobilisation contre les médicaments contrefaits.
La circulation des médicaments et d’autres produits de santé présentant une qualité insuffisante, ou qui sont falsifiés, constitue une menace majeure pour la santé des populations. Face à l’étendue du phénomène, l’Arp entend intensifier son action de lutte. C’est dans cette perspective qu’elle a instauré le comité de pilotage chargé d’organiser la Semaine de lutte contre les Produits de Santé de Qualité inférieure ou falsifiés (Pqif). Prévue du 22 au 27 novembre 2026, cette édition sera placée sous le thème : « Médicament sûr, vie sauvée : ensemble contre les faux médicaments ». L’objectif est de renforcer la sensibilisation des populations et de mobiliser les différents acteurs impliqués dans la lutte contre ce commerce illicite.
Pour le Dr Madické Diagne, responsable de la Direction de l’inspection, de la surveillance du marché et des vigilances, il faut renforcer les stratégies de prévention et de répression afin de contenir plus efficacement ces pratiques. Il préconise notamment un durcissement des sanctions à l’encontre des contrevenants. « La commercialisation ou la falsification des médicaments est un acte criminel », a-t-il déclaré. Selon lui, plusieurs signaux doivent attirer l’attention des consommateurs, notamment des prix anormalement bas par rapport à ceux des produits authentiques, la date de péremption, l’origine du médicament ainsi que l’état de son emballage.
Quant à la directrice générale de l’Arp, Dr Aïssatou Sougou, elle estime que cette semaine doit constituer un moment fort de sensibilisation et d’engagement citoyen. Il s’agit, selon elle, d’inciter les populations à rejeter systématiquement les produits de santé dont l’origine et la qualité ne sont pas garanties. Leur utilisation peut provoquer des effets indésirables graves. Elle ajoute que les services de l’Agence démantèlent régulièrement des circuits de distribution illicites, y compris dans certains postes de santé situés dans les zones frontalières.