Dans les sites dédiés à Dakar 2026, les regards du public seront captés dès les premiers instants par la présence des volontaires. Provenant d’univers variés tels que l’événementiel, la création ou d’autres secteurs, ils se préparent à accueillir, guider et accompagner les participants. Plus qu’une simple fonction, ils recherchent une expérience humaine enrichissante, l’acquisition de compétences nouvelles et l’inscription de leur nom dans une aventure qui compte pour le Sénégal.
Sur les lieux des Jeux olympiques de la jeunesse « Dakar 2026 », ils sont déjà sur le terrain. Ils orientent, accueillent, renseignent et accompagnent. Au cœur même des compétitions, les volontaires s’approprient peu à peu leurs zones de travail et mesurent l’ampleur d’un rendez-vous qui dépasse largement les trajectoires personnelles.
Au siège du site Cto, situé près du Tour de l’œuf dans l’ancienne piscine olympique, Ibrahima Sall se prépare à entrer dans le dispositif Joj. Photographe et vidéaste, il possède déjà une connaissance des coulisses des grands événements. Fort de quatre années d’engagement bénévole, notamment comme ambassadeur volontaire au « Festival Game International », il a naturellement trouvé sa place à Dakar 2026. « J’aime servir, partager mon énergie et apporter ma contribution à la communauté », confie-t-il.
Pour lui, le volontariat n’est pas une nouveauté. Il est devenu une manière de participer à la vie collective, de consacrer son temps et de mettre son énergie au service des autres. Toutefois, les JOJ exigent une autre dimension. Ibrahima affirme s’être préparé « sur le plan mental et humain », avec une motivation soutenue et un esprit d’équipe prononcé. Son principal défi consiste désormais à répondre aux attentes liées à sa mission et à assurer le bon déroulement des Jeux.
Derrière cette volonté se cache aussi une ambition personnelle : apprendre, étendre son réseau et enrichir son parcours professionnel et humain. Cette aspiration à apprendre se manifeste aussi chez un autre volontaire rencontré dans le dispositif : Fallou Mbaye, qui arrive lui aussi avec une expérience déjà forte dans l’événementiel.
A lire aussi : [Datajournalisme]-JOJ Dakar 2026 : les chiffres clés d’un rendez-vous historique
Pendant trois années, il a participé au Festival des Games, où il a appris à accueillir le public, à travailler en équipe, à organiser et surtout à composer avec les imprévus. Des réflexes qui trouvent aujourd’hui un nouveau champ d’expression avec les JOJ. Il mesure néanmoins tout le chemin à parcourir pour franchir l’échelle. « Ce que j’appréhende le plus, c’est l’ampleur d’un événement international comme les JOJ », reconnaît-il.
La préparation repose donc autant sur l’expérience acquise que sur une disposition à continuer d’apprendre. Fallou souhaite donner le meilleur de lui-même et transformer ces quelques jours en une véritable expérience professionnelle et humaine. Il envisage déjà l’après-JOJ : gagner en confiance, renforcer son leadership, améliorer sa communication et affermir son esprit d’équipe. Les échanges humains occupent également une place centrale.
Mais au-delà des compétences et du réseau, une image refait surface dans son récit : celle d’un jeune qui pourra un jour dire qu’il a pris part à un événement qui aura marqué le Sénégal et l’Afrique. Cette même fierté se lit chez Aminata Diawara, entrepreneuse et créatrice, volontaire sur le site de la Corniche Ouest. Son profil rappelle que le volontariat rassemble des parcours variés et des motivations qui ne se ressemblent pas nécessairement.
Entrepreneurs, artistes, professionnels de l’événementiel ou jeunes en quête d’une expérience nouvelle, tous se retrouvent aujourd’hui dans les mêmes espaces, avec une responsabilité commune. Du Tour de l’Œuf à la Corniche Ouest, les visages changent, les parcours évoluent, mais une même énergie circule.
Celle de jeunes déterminés à être utiles, à apprendre et à participer à un moment qui dépasse leur propre histoire. Leur présence se mesurera dans les détails : un spectateur bien informé, un visiteur guidé, un problème pris en charge rapidement, une équipe qui fonctionne sans accroc.
Derrière ces gestes du quotidien, il y aura des volontaires qui ont choisi de consacrer leur temps pour accompagner les Jeux. Pour Ibrahima Sall, cette aventure prolonge quatre années d’engagement. Pour Fallou Mbaye, elle ouvre un nouveau chapitre après plusieurs expériences dans l’événementiel.
Pour Aminata Diawara, c’est l’ajout de son parcours d’entrepreneuse et de créatrice à une aventure collective. Des itinéraires différents convergent lors des JOJ autour d’un même désir : pouvoir dire, au terme des compétitions, « j’y étais ».