À Dakar pour les premiers Jeux olympiques de la jeunesse organisés en Afrique, Gene Sykes, président du Comité olympique et paralympique des États-Unis (USOPC) et membre du Comité international olympique (CIO), ne cache pas son enthousiasme. Reçu lundi 2 novembre dans les locaux de l’ambassade des États-Unis à Dakar, il décrit les ambitions de sa délégation, les objectifs poursuivis et les préparatifs des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, qu’il anticipe déjà comme une édition historique.
Ancien rameur à l’université et ayant côtoyé brièvement la scène internationale sur ce sport, Gene Sykes est aussi marathonien et pratiquant de triathlon. Bien qu’il n’ait jamais été athlète olympien, il occupe aujourd’hui le poste de tête du USOPC et conduit une délégation de 29 athlètes engagés dans 12 disciplines aux Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026. Le dirigeant américain ne tarit pas d’éloges sur les infrastructures sénégalaises mises à la disposition des compétiteurs. « Les installations, dit-il, sont tout simplement magnifiques. »
Le cadre de compétition est pour lui idéal, stimulant et très dynamique. « Je perçois cela comme une formidable opportunité pour les athlètes de rivaliser dans un environnement aussi remarquable, où tout a été pensé pour les placer dans les meilleures conditions de performance », assure-t-il avec une sincérité palpable. L’équipe la plus fournie parmi les délégations américaines est celle du rugby à sept féminin, forte de douze joueuses, dont sept titulaires et cinq remplaçantes. Une discipline sur laquelle Sykes fonde particulièrement beaucoup d’espoir. « Nous plaçons une confiance importante dans notre équipe féminine de rugby à sept, mais nous avons également des athlètes en tir à l’arc, en badminton, en breakdance, en aviron, en course d’obstacles (hippisme), en skateboard, en triathlon, en taekwondo, en volleyball et en lutte de plage (beach wrestling) », précise-t-il. Avec 25 disciplines au programme, les États-Unis sont présents dans plus de la moitié des épreuves. « Si je dois en choisir une sur laquelle j’attends le plus, ce serait le rugby à sept », insiste-t-il.
Mais au-delà de la quête de médailles, le dirigeant américain tient à l’expérience olympique proposée à ces jeunes sportifs. « Nous voulons surtout offrir aux jeunes athlètes la possibilité de ressentir, pour la première fois peut-être, ce que signifie évoluer dans un cadre olympique », explique-t-il. Il se félicite de l’envergure internationale de ces Jeux, soulignant que plus de 200 pays ont envoyé des athlètes à Dakar. Le 2 novembre, la délégation a visité le Complexe Tour de l’Œuf, au Point E, dans la matinée, puis s’est rendue l’après-midi sur le site de compétitions pour prendre connaissance des installations dédiées au rugby. La délégation américaine compte environ cinquante membres, incluant les athlètes, le staff et les personnels administratifs. À cela s’ajoutent les familles, dont le chiffre avoisine aussi les cinquante. « Nous dépassons donc légèrement les cent Américains présents pour ces JOJ », précise Gene Sykes.
« Los Angeles 2028 » en ligne de mire
À l’issue des Jeux de Dakar 2026, l’attention se tournera vers Los Angeles et les Jeux olympiques d’été 2028, prévus du 14 au 30 juillet. Le dirigeant américain les envisage avec une énergie particulière. Originaire de la ville qui accueille ces compétitions, il a d’ailleurs participé à la candidature de Los Angeles pour l’organisation des Jeux. « Je viens de Los Angeles. Après Dakar 2026, ce sera Los Angeles 2028. J’ai bien connu le processus de candidature et j’en sais aussi beaucoup sur ce qui y attend », raconte-t-il. À moins de deux ans de l’événement, il affirme que les préparatifs avancent rapidement. « L’organisation est bien lancée, et nous approchons des deux ans. Los Angeles dispose d’installations sportives exceptionnelles, notamment d’un complexe qui a accueilli la Coupe du monde de football cet été. Ce stade accueillera la cérémonie d’ouverture des Jeux de 2028 et sera reconverti, juste après, en centre aquatique pour les épreuves de natation », détaille-t-il.
En évoquant ces infrastructures, il trace un parallèle avec le stade Abdoulaye Wade, qui avait accueilli, le samedi 31 octobre 2026, la cérémonie d’ouverture des JOJ « Dakar 2026 ». « Le Sénégal a eu la chance d’avoir le précieux stade Abdoulaye Wade pour cette ouverture », souligne-t-il. Pour Sykes, « Los Angeles 2028 » promet déjà d’être un rendez-vous exceptionnel. « Il s’agira d’une édition mémorable, la plus vaste jamais organisée, avec près de 11 000 athlètes à travers le monde », conclut-il.