Le Secrétaire général de la Confemen a souligné l’impératif de convertir les résultats des évaluations en politiques éducatives opérationnelles et a réitéré l’engagement de l’institution à accompagner les États dans l’amélioration de la qualité des apprentissages.
La publication des résultats de l’évaluation Pasec 2024 doit servir de levier pour transformer les systèmes éducatifs africains. Cette conviction a été exprimée par Abdourahmane Baba-Moussa, Secrétaire général de la Confemen, lors de la cérémonie officielle de dévoilement des résultats qui s’est tenue hier à Dakar. Devant des ministres de l’Éducation, des partenaires techniques et financiers et des experts, il a exhorté à exploiter davantage les données scientifiques afin de rehausser les performances scolaires. « La publication de ces résultats n’est pas un aboutissement, elle est un point de départ », a-t-il déclaré. Pour lui, le vrai défi est maintenant d’employer concrètement les conclusions de l’évaluation pour orienter les choix publics et améliorer les conditions d’apprentissage des élèves. En revenant sur la portée de l’exercice, il a rappelé que derrière les chiffres se cachent des millions d’enfants qui affrontent au quotidien les exigences scolaires. « Évaluer les apprentissages, ce n’est pas juger nos enfants. C’est pour nous, décideurs, partenaires et praticiens, leur fournir les moyens de mieux les accompagner », a-t-il ajouté. Le secrétaire général a aussi évoqué l’aspect historique de cette rencontre tenue à Dakar, une ville qui avait accueilli le Forum mondial sur l’éducation en avril 2000. Selon lui, ce rendez-vous incarne la transition des engagements internationaux vers une évaluation tangible des résultats obtenus. Créé en 1991, le Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Confemen a progressivement renforcé son dispositif d’évaluation. Après plus d’une trentaine d’évaluations nationales et thématiques menées entre 1991 et 2012, il a adopté une démarche internationale standardisée et comparative. Le nombre de pays participants est passé de 10 en 2014 à 14 en 2019, puis à 16 pour l’édition 2024, a indiqué le secrétaire général.
Renforcer les dispositifs nationaux d’évaluation
Cette progression reflète, selon Abdourahmane Baba-Moussa, la confiance grandissante des États envers cet outil d’aide à la décision. Pour assurer une appropriation plus effective des résultats, la Confemen prévoit de poursuivre son soutien auprès des pays membres dans l’instauration et le renforcement de leurs mécanismes nationaux d’évaluation. L’objectif demeure d’assurer une production régulière de données fiables et leur utilisation active dans la conduite des politiques éducatives. Cette ambition s’appuie sur le Pacte, le Programme d’appui au changement et à la transformation de l’éducation, conçu pour faciliter la traduction des recommandations des évaluations en actions concrètes. Les actions prévues couvrent entre autres la formation des enseignants, l’amélioration des ressources pédagogiques et numériques, le soutien à la petite enfance et l’élaboration de solutions éducatives alternatives pour les enfants qui ne sont pas scolarisés.