Le gouvernement met en évidence diverses mesures destinées à dynamiser l’emploi dans la fonction publique, à régulariser les situations administratives des travailleurs et à élargir la couverture sociale. Selon le ministre chargé de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public, Mamadou Lamine DIANTE, 4 527 postes d’enseignants ont été ouverts et 2 500 agents de santé sont en cours de recrutement.
Dans le cadre du suivi du pacte de stabilité sociale, le renforcement des effectifs dans les secteurs de l’éducation et de la santé est présenté comme une des mesures phares par le gouvernement. Lors du point de presse gouvernemental du lundi 19 octobre 2026, Mamadou Lamine DIANTE a annoncé que 4 527 recrutements d’enseignants avaient été engagés, dont 2 000 ont déjà été effectués et 2 527 sont en cours.
À ce total s’ajoutent 500 enseignants-chercheurs recrutés et 2 500 agents de santé dont le recrutement est en cours. Ces opérations visent à consolider les ressources humaines au sein des services publics.
Le ministre a également évoqué les efforts de régularisation des situations administratives. Dans son département, deux guichets uniques ont permis de produire 2 157 actes administratifs concernant plus de 2 500 agents. La plupart des agents concernés ont été mis en solde, selon ses déclarations.
La question des travailleurs licenciés dans certaines entreprises publiques et structures parapubliques a également été abordée. À Dakar Dem Dikk, le gouvernement signale la conversion de 214 contrats de prestation en contrats à durée indéterminée (CDI). Mamadou Lamine DIANTE a en outre indiqué que huit travailleurs licenciés avaient été réintégrés, les autres cas évoqués étant notamment liés à des abandons de poste.
Au Port autonome de Dakar, 85 réintégrations avaient déjà été effectuées. La régularisation de 162 autres agents est en cours depuis le 12 octobre. Le gouvernement entend notamment convertir en CDI les contrats des travailleurs qui ont cumulé plus de deux CDD.
Au ministère des Mines, 44 licenciements restent en cours de traitement. Deux issues sont envisagées : la réintégration des travailleurs concernés ou la conclusion d’un pacte social avec ceux qui ne pourraient pas être réintégrés.
Vers un élargissement de la couverture sociale
Sur le volet de la protection sociale, le gouvernement évoque la mise en place de l’institution de prévoyance maladie des travailleurs non permanents et le déploiement de la Mutuelle sociale nationale des artisans du Sénégal.
L’entrée en vigueur du nouveau Code de la sécurité sociale doit également contribuer à étendre la couverture aux travailleurs jusque-là exclus, notamment les indépendants et les acteurs de l’économie informelle.
Le gouvernement présente ces mesures comme des avancées vers une couverture sociale plus inclusive. Leur mise en œuvre demeure toutefois conditionnée par plusieurs contraintes, notamment les ressources financières disponibles et les études techniques nécessaires à certaines réformes. Ces dossiers figurent parmi les engagements suivis dans le cadre du pacte de stabilité sociale, dont les autorités souhaitent améliorer le taux d’exécution au cours des prochains mois.