Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a dirigé, vendredi 16 octobre 2026, au Building administratif Président Mamadou Dia, une séance de travail réunissant les acteurs du secteur médiatique. Les échanges ont porté sur les défis économiques qui pèsent sur les entreprises de presse, sur les conditions de travail des professionnels, sur les mécanismes de régulation du secteur et sur l’évolution des médias publics et communautaires. Le Gouvernement a réaffirmé son engagement à soutenir durablement la profession.
Les professionnels des médias ont exposé leurs inquiétudes au chef du Gouvernement. Cette rencontre, à laquelle a participé le ministre de la Communication et des Relations avec les institutions, porte-parole du Gouvernement, Dr Bacary Sarr, a rassemblé les organisations professionnelles, les gestionnaires des médias publics et parapublics ainsi que diverses structures chargées de l’encadrement du secteur.
Les échanges ont d’abord mis en évidence les obstacles économiques, structurels et fiscaux qui frappent les entreprises de presse. Le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS) a formulé ces inquiétudes, dans un cadre où la viabilité financière des médias demeure un enjeu crucial pour la pérennité de leurs activités.
La condition des journalistes et des techniciens a aussi occupé une place centrale dans les discussions. Le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) et la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS) ont évoqué les conditions d’exercice des professionnels de l’information.
Régulation et conditions d’exercice au cœur des échanges
La rencontre a également ouvert des échanges sur l’éthique, la déontologie et les mécanismes de régulation. Le CORED, la CNCP et les experts intervenants ont apporté leurs éclairages sur les cadres qui encadrent la profession et sur les défis liés à son assainissement.
Les radios associatives et communautaires, représentées par l’Union des radios associatives et communautaires (URAC), ont quant à elles exposé les défis et les potentialités propres à ce volet du secteur médiatique.
Les responsables d’organismes publics et parapublics ont aussi pris la parole. La Radiotélévision sénégalaise (RTS), la Société sénégalaise de presse et de publications Le Soleil, l’Agence de presse sénégalaise (APS) et Télédiffusion du Sénégal (TDS-SA) ont présenté leurs contraintes opérationnelles et apporté des éléments techniques aux échanges.
Un autre volet abordé concernait l’établissement du Conseil national de régulation des médias (CNRM), destiné à remplacer le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA). Le Bureau organisation et méthodes (BOM) a fait le point sur l’avancement du processus de sélection des membres de cette nouvelle instance.
Le Gouvernement promet un accompagnement durable
À l’issue des interventions, le Premier ministre, assisté du ministre de la Communication, a donné des réponses aux questions soulevées par les participants. D’après le compte rendu de la séance, ces échanges traduisent la détermination du Gouvernement à accompagner le secteur dans ses efforts de modernisation et dans la consolidation de sa stabilité économique.
Cette concertation intervient à un moment où les entreprises de presse, les professionnels de l’information et les organes de régulation font face à des défis qui touchent à la viabilité des médias, aux conditions d’exercice du métier et au respect des normes déontologiques.
Le Gouvernement entend donc poursuivre le dialogue avec les acteurs du secteur sur ces questions, en visant explicitement à contribuer à la modernisation des médias et à la consolidation de l’État de droit.