Le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES) exhorte à la paix sociale et au maintien du dialogue face à la grève générale programmée pour le 21 octobre.
En raison des urgences liées au développement et des objectifs affichés par le gouvernement au Sénégal, la CNES insiste sur la nécessité de sauvegarder la stabilité sociale afin d’éviter les perturbations liées au mouvement prévu pour le 21 octobre prochain.
« Ce ne sera possible que si l’on prend en considération les préoccupations majeures des créateurs de richesse, condition indispensable pour préserver une trêve sociale. Cette relance est d’autant plus nécessaire que le climat social demeure sous haute tension », précise la CNES lors d’une conférence de presse jeudi.
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Face à la menace de grève générale programmée pour le 21 octobre, le Président de la CNES réitère son appel à la paix sociale et à la poursuite du dialogue.
« Pour la confédération, seule une méthode de suivi transparente et des garanties économiques au profit du secteur privé permettront d’assurer une stabilité durable du pays et d’éviter un blocage préjudiciable à l’ensemble de la nation », indique le texte.
Avec le soutien direct du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, la CNES espère voir rapidement s’amorcer une rectification de trajectoire afin d’instaurer un véritable partenariat tripartite, sincère, équilibré et capable de favoriser le développement de nos entreprises, industries et commerces.
Les priorités économiques urgentes du secteur privé
Par ailleurs, les chefs d’entreprises rappellent au gouvernement leurs sujets de préoccupation les plus pressants. Parmi eux figure le règlement intégral et accéléré des créances dues aux entreprises, particulièrement dans les domaines du BTP, de l’Énergie et des Services, actuellement à bout de souffle.
Il est aussi question d’un redémarrage effectif de l’économie nationale au moyen d’une démarche concertée avec le secteur privé, cumulée à une mise en œuvre concrète du dispositif d’appui destiné aux entreprises en difficulté du fait de l’État ou de ses démembrements.
Autre point central, la lutte contre la concurrence déloyale observée dans certains secteurs industriels et commerciaux, ainsi qu’au Port de Dakar, qui fragilise la pérennité des entreprises locales et nuit à leur compétitivité.