Le Fonds international de développement agricole (FIDA) et la Banque mondiale ont signé, mardi 13 septembre 2026, un nouvel Accord-cadre de cofinancement destiné à accroître leurs investissements conjoints dans la transformation rurale et les systèmes alimentaires.
Lors des Assemblées annuelles 2026 du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale à Bangkok, la signature de cet accord est présentée comme un levier renforçant la coopération entre les deux structures, selon un communiqué commun.
Son objectif est de renforcer la résilience, stimuler l’esprit d’entreprise et favoriser la création d’emplois dans les zones rurales, à une époque où la jeunesse, la plus nombreuse jamais observée, va prochainement entrer sur le marché du travail dans un contexte de ralentissement de la croissance et d’incertitude économique croissants.
« Ensemble, la Banque mondiale et le FIDA disposent de l’envergure, de la portée et de l’expertise nécessaires pour transformer les économies rurales et les systèmes agroalimentaires. Cet accord nous permettra de transformer notre ambition commune en davantage d’investissement, plus d’emplois, une résilience renforcée et une sécurité alimentaire accrue pour des millions de personnes », a affirmé le président du FIDA, Alvaro Lario.
Objectif de transformation pour 300 millions de petits agriculteurs d’ici 2030
En réalité, l’accord prolonge le partenariat entre les deux institutions dans le cadre de plusieurs initiatives, notamment AgriConnect, qui vise à soutenir la transformation de l’agriculture au profit de 300 millions de petits producteurs d’ici 2030, et Water Forward, dont l’objectif est d’améliorer la sécurité hydrique d’un milliard de personnes d’ici 2030.
« La prochaine génération a besoin de perspectives, et l’agriculture peut être un moteur puissant d’emplois, de croissance et de sécurité alimentaire. C’est à cela que sert AgriConnect », a déclaré le président du Groupe de la Banque mondiale, Ajay Banga.
La prochaine génération et les opportunités offertes par AgriConnect
« En associant les capacités de financement et la portée mondiale du Groupe de la Banque mondiale à l’expertise approfondie du FIDA sur les communautés rurales et les systèmes alimentaires, nous pouvons aider les petits producteurs agricoles à accroître leur productivité, à accéder aux marchés, à attirer des investissements privés et à créer des emplois là où vivent des millions de jeunes », a-t-il ajouté.
Évolution du volume des cofinancements entre le FIDA et la Banque mondiale
Il convient de rappeler que le Groupe de la Banque mondiale demeure le principal partenaire multilatéral du FIDA. Leur collaboration couvre non seulement le cofinancement et la coordination des politiques, mais aussi des initiatives d’envergure mondiale.
« Le volume des cofinancements du FIDA réalisés avec l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale a plus que doublé, passant d’environ 646 millions d’USD en 2021 à 1,56 milliard d’USD en 2025 », précise le document.
Ainsi, ce nouvel accord permettra d’identifier et de développer de manière plus systématique, au cours de tout le cycle d’investissement, de nouvelles opérations conjointes qui prolongeront les collaborations en cours, notamment un investissement national de 70,5 millions d’USD au Lesotho.
Création d’environ 1 500 emplois à ce jour
Ce programme a déjà permis de générer près de 1 500 postes et d’apporter une éducation nutritionnelle à 217 000 personnes. Plus de 106 000 individus ont adopté des pratiques agricoles adaptées au climat, tandis que les services agro-météorologiques ont bénéficié à plus de 900 000 personnes.
« Cet accord contribuera également à la mise en œuvre des priorités du quatorzième cycle de reconstitution des ressources du FIDA (IFAD14, 2028-2030) en accélérant les investissements qui renforcent la résilience, élargissent les perspectives économiques et transforment les moyens d’existence en milieu rural », précise la même source.
L’accord s’inscrit dans la continuité de la coopération historique entre le FIDA et la Banque mondiale, qui remonte à 1978. Le cadre renouvelé préserve les politiques, les décisions de financement et les exigences de redevabilité propres à chaque institution. L’accord sera initialement en vigueur pendant cinq ans et sera ensuite renouvelé automatiquement pour une période supplémentaire de cinq ans.