En flânant, les yeux tournés vers le souffle du vent… C’est en Islande, pays où elle passe une partie de l’année, que le Prix Nobel de littérature 2026, la poétesse canadienne Anne Carson, a reçu l’appel qui la proclamait au rang suprême. Qui mieux qu’un poète ou qu’un paysan, qu’un berger ou qu’un pêcheur, pour écouter le vent qui murmure, contempler un coucher de soleil, compter les étoiles dans l’étendue noire de la nuit, ou cueillir la rosée du matin…
Ces petites choses de la vie nous ramènent à la lisière de notre savane sahélienne, jusqu’aux berges de nos fleuves, sous le feuillage dense des caïlcédrats et des fromagers de nos villages. C’est là qu’il fait bon vivre. Loin des tumultes de la ville, de ses tiraillements, de ses habitants nerveux et pressés. Tout l’opposé de la solitude dont a besoin l’artiste, le musicien, l’écrivain, pour enfanter sa création.