Après les actes de vandalisme visant des postes électriques à Sébikotane et dans les environs, des malfaiteurs s’en prennent désormais à une école élémentaire située à Kidira, dans la région de Tambacounda. Profitant de l’obscurité nocturne, ces individus s’introduisent dans huit salles de classe et arrachent les fils électriques, dérobent six robinets de la borne-fontaine et emportent dix-huit chaises destinées au personnel enseignant, sans oublier d’autres matériels.
On parle ici d’une profanation de ce lieu dédié à l’apprentissage et à l’épanouissement intellectuel. À la veille de la rentrée, alors que les établissements se préparent à être dégagés, nettoyés et repeints pour accueillir les jeunes apprenants, des actes d’insécurité et de criminalité viennent accroître l’angoisse des établissements, des parents d’élèves et des autorités ministérielles qui déploient leurs efforts dans un contexte où les difficultés liées au déficit d’enseignants et au manque de mobilier, de bureau et d’infrastructures persistent. Dans bien des cas, des écoles se trouvent sans locaux suffisants et doivent recourir à des abris provisoires pour dispenser l’instruction à ces élèves qui grandissent et ont besoin d’un cadre plus adapté pour apprendre et s’épanouir.
Des futurs citoyens qu’il convient d’orienter vers une culture civique solide et le respect du bien commun, afin que l’éducation ne se résume pas à l’acquisition de connaissances mais devienne aussi le socle d’un comportement responsable et d’un sens du vivre ensemble…